[Service de Presse] Adieu les monstres, David Gauthier

Numérique – 354 pages
Publié le 30 avril 2026
Editions Cairn

– Livre numérique reçu à titre gratuit –
– Collaboration non rémunérée –

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~ 4e de couverture ~

Thomas Delage vient de noyer un homme. Un meurtre froid, précis. Une offrande pour calmer les monstres qui colonisent son crâne, l’obligent depuis vingt ans à gober des pilules pour apaiser ses troubles psychotiques. Un mal qui puise ses racines dans l’adolescence. Ce premier crime macabre n’est que le premier d’une série, que le trentenaire tourmenté suivra de très près : Thomas est journaliste fait-diversier à Angoulême. Il va signer les articles sur ses propres crimes, tutoyer les enquêteurs, consoler les veuves. Un double-jeu dangereux. Parviendra-t-il à aller jusqu’au bout de sa vengeance, pour pouvoir murmurer, enfin : « Adieu les monstres » ?

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~ Mon avis ~

Thomas Delage vient de noyer un homme. Un meurtre froid, précis. Une offrande pour calmer les monstres qui colonisent son crâne et l’obligent depuis vingt ans à avaler des pilules pour apaiser ses troubles psychotiques. Thomas est journaliste fait-diversier à Angoulême et il va signer les articles sur ses propres crimes, tutoyer les enquêteurs, consoler les veuves. Un double-jeu vertigineux, au service d’une vengeance que lui seul comprend vraiment.

J’avais beaucoup aimé Corvidés, le premier roman de David Gauthier et Adieu les monstres confirme que l’auteur a un univers bien à lui, sombre et saisissant, qu’on ne confond avec personne d’autre.

La première page donne le ton : on est dans la tête de Thomas au moment précis où il noie un homme. Pas de mise en place, pas de ménagement, on est directement plongés dans la conscience d’un meurtrier, et c’est glaçant. Ce qui rend le roman si troublant, c’est que David Gauthier réussit quelque chose de difficile : nous faire habiter le point de vue de Thomas sans jamais vraiment nous rassurer sur lui. On comprend ses failles, ses blessures, les monstres qui lui colonisent le crâne depuis l’adolescence et pourtant, rien ne nous absout de le suivre là où il va.

Le double jeu journaliste/meurtrier est un ressort narratif particulièrement bien exploité. Thomas enquête sur ses propres crimes, côtoie les flics, observe la mécanique médiatique se mettre en branle autour des cadavres qu’il produit, et il y a dans cette ironie quelque chose de terriblement efficace. La plume de Gauthier est nerveuse, précise, sans fioritures : elle colle parfaitement à la psychologie du personnage, à cette façon qu’il a de tout observer avec une lucidité clinique qui fait froid dans le dos.

La ville d’Angoulême, ses remparts, ses quartiers, son journal de province, tout est restitué avec un réalisme ancré qui donne une texture concrète à ce thriller psychologique. Et les monstres de Thomas, ces voix qui lui murmurent à l’oreille, sont traités avec une justesse qui évite l’écueil du folklore psychiatrique.

Une lecture qui prend aux tripes et ne lâche pas.

✅ À lire si…

  • Vous aimez les thrillers psychologiques à la première personne, dans la tête d’un meurtrier
  • Vous appréciez les anti-héros complexes et dérangeants, loin du manichéisme
  • Vous avez aimé Corvidés et voulez retrouver la plume de David Gauthier
  • Vous cherchez un roman sombre, nerveux et saisissant qui ne vous lâche pas

❌ À éviter si…

  • Vous avez du mal avec les narrateurs criminels et les points de vue déstabilisants
  • Vous préférez les polars avec enquêteurs traditionnels et résolution claire
  • Vous cherchez une lecture légère ou rassurante

Adieu les monstres est un thriller psychologique sombre et saisissant, porté par une plume acérée et un personnage principal inoubliable. David Gauthier confirme qu’il est une voix singulière du polar français. A suivre de très près. 🖤

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