[Des plumes et moi] Entretien avec Sonja Delzongle

Bonjour les bookineurs !

Ce week-end, j’ai le plaisir et l’honneur d’accueillir Sonja Delzongle qui a gentiment accepté de répondre à mes questions. Le mois dernier, j’ai eu un coup de foudre pour son dernier roman, Noir comme l’orage, et c’est suite à ma lecture que j’ai proposé à Sonja ce petit week-end d’interview.

Comme à chaque fois, ce samedi, Sonja Delzongle nous parle de ses habitudes d’écriture et plus particulièrement de son dernier roman. Et demain, on prépare les wish-lists pour découvrir les lectures les plus marquantes de l’autrice.

Bonne journée à tous !

(c) Melania Avanzato
  • Bonjour Sonja. Pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas ?

Bonjour à vous, eh bien, je suis romancière, auteure (autrice m’écorche l’oreille et la langue française, -rires-) de thrillers, noir, polars depuis une dizaine d’années maintenant et, après sept ans passés chez Denoël dans la collection Sueurs Froides, je suis entrée chez Fleuve l’année dernière avec Thanatea, mon avant-dernier roman. Mon parcours est avant tout artistique, étant diplômée de l’École Nationale des Beaux-Arts de Dijon, après un DEUG russe-anglais et journalistique pendant six années avant de me lancer à plume perdue dans l’écriture et d’avoir le privilège d’en faire mon métier tout en réalisant enfin mon rêve d’enfant à quarante-cinq ans. Mon tout premier roman, La journée d’un sniper, est paru en 2007 chez un éditeur lyonnais, Jacques André, et est toujours au catalogue sur son site !

  • Que représente l’écriture pour vous ? Depuis quand écrivez-vous ?

L’écriture est ma passion, ma respiration, mon inspiration et est devenue ma vie. J’écris depuis que je sais écrire ! Pour le reste, « depuis quand… », je l’évoque dans ma  précédente réponse (sourire).

  • Votre nouveau roman, Noir comme l’orage, vient de paraître chez Fleuve Noir Editions, pouvez-vous nous en parler ?

Difficile de « parler » de son roman par écrit ! Il est né d’une fascination pour l’orage, d’un attrait pour la mythologie grecque (on y retrouve quand même Zeus, le dieu des dieux et de la foudre, la puissance absolue et, d’une certaine façon, avec Max Fontaine, le personnage principal, le mythe de l’androgyne, vu sous un jour plus actuel, qui réunit les deux sexes en un seul être), également d’un intérêt pour l’humain sous toutes ses facettes, de la plus obscure à la plus lumineuse. C’est bien sûr un thriller, mais c’est aussi une succession de tableaux, de scènes très visuelles, avec quelques métaphores orageuses, tout en essayant de ne pas tomber dans la facilité ou les clichés. Quant à l’histoire, j’invite le lecteur à découvrir le pitch en quatrième de couverture avant de plonger dans la noirceur de l’orage dans cet archipel charentais bien connu (sourire).

Lire ma chronique sur Noir comme l’orage de Sonja Delzongle

  • D’où vous est venue l’inspiration pour ce roman ? Quel a été le point de départ ?

J’y réponds un peu précédemment aussi mais pour être plus précise et concrète, le déclic s’est fait grâce un magnifique livre de photos de Dean Gill, le chasseur d’orages qui a accepté de céder un de ses clichés pour la couverture de Noir comme l’orage. J’étais littéralement électrisée ! J’ai, moi-même, dans une bien moindre mesure et seulement avec mon smartphone, pris des photos d’éclairs mais une de ces photos ressemble malgré tout à un cadeau du ciel… Un véritable moment de grâce et d’émotion. Pour la petite anecdote, au moment où un orage éclatait, je me trouvais sur une terrasse au cinquième étage avec une vue imprenable sur les toits de la ville et l’un d’eux était celui d’un édifice religieux, surmonté d’une croix de pierre. Vous me croirez ou non, (j’ai gardé la photo, bien sûr, sans aucun montage) mais avec mon seul smartphone, j’ai « capturé » un éclair dont la pointe touchait le haut de la croix…Un signe de Jupiter pour mon futur roman Noir comme l’orage ? Possible…

  • Le parcours a-t-il été long et difficile entre l’écriture de votre roman et sa parution ?

Absolument pas. Noir comme l’orage est presque une exception dans ma production, tellement l’écriture a été fluide, comme une évidence. J’en ai d’ailleurs fait part à mes éditrices, en leur disant avec une assurance que je n’éprouve jamais quand j’ai terminé l’écriture d’un roman, que celui-ci ne nécessitera presque pas de corrections. C’est ce qui s’est passé. (sourire).

  • Pourquoi avoir placé votre intrigue dans un futur proche, en 2025 ?

C’est un petit clin d’œil temporel qui me permet de me projeter en-dehors d’un présent parfois lourd. Je trouve qu’il y a, surtout en ce moment, plus d’espoir à imaginer le futur qu’à vivre le présent !

  • Comment vous organisez-vous pour écrire vos romans ? Suivez-vous un plan prédéfini ou laissez-vous la place à l’imprévu au cours de l’écriture ?

Les deux, mon colonel ! J’ai les grandes lignes en tête et par écrit. Je me documente en amont et pendant la phase d’écriture pour compléter certains passages qui en ont besoin, mais je tiens à l’imprévu, qui donne cette liberté aux personnages de prendre un autre chemin s’ils en éprouvent le désir. On ne surprend le lecteur que si on se surprend soi-même.

  • Avez-vous des projets d’écriture à venir ?

J’espère bien, si l’écriture est ma vie et que je n’ai plus de projets, je vous laisse imaginer la suite… D’ailleurs, le prochain roman est en cours et l’intrigue se passe en partie dans le monde vertigineux de l’apnée, avec une belle surprise en 2025, je l’espère, pour les fans d’Hanah Baxter pour les dix ans de son existence, mais chut…

  • Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Avez-vous un petit mot pour la fin ?

Merci de donner des ailes à ma plume.

Interview réalisée en février 2024.

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