[Des plumes et moi] Entretien avec Yasmina Bouko du Lion Z’Ailé de Waterloo

Bonjour les bookineurs !

Pour ce mercredi, je vous publie une interview surprise ! Alors surprise car elle n’était pas du tout prévue et qu’elle sera en plus de l’interview mensuelle d’un.e auteur.rice. 🙂
Aujourd’hui, je donne donc la parole à Yasmina Bouko, éditrice du Lion Z’Ailé de Waterloo, une nouvelle maison d’édition belge. Eco-responsable, s’adressant à un public de tout âge, je suis sûre que cette maison d’édition trouvera sa place dans le monde littéraire.

Encore merci Yasmina pour avoir répondu à mes questions. 🙂

Bon mercredi à tous !

  • Bonjour. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Le Lion Z’Ailé de Waterloo est une société familiale composée de cinq personnes ayant chacune un rôle bien défini. Yasmina, administratrice de la société est également romancière et son fils Franck, coadministrateur est étudiant entrepreneur, en deuxième année de master de traduction et d’interprétation. Dans les coulisses, Alessio, son fils aîné, streamer et youtubeur fait partie des bêta-lecteurs et exerce un œil critique aiguisé grâce à son expérience de lecture et ses études en romanes ; Sarah la petite dernière, sérigraphiste et étudiante entrepreneuse fait partie des illustrateurs et Pascal, son mari, médecin généraliste veille sur les finances. D’autres personnes sont bien entendu impliquées dans cette vaste aventure sans que nous soyons liés par la génétique. Suivez ce lien afin de voir à quoi ressemble le bestiaire du Lion Z’Ailé : https://www.le-lion-zaile.com/fr/info/presentation-de-l-equipe

  • Qu’est-ce qui vous a donné envie d’ouvrir votre propre maison d’édition ?

Les liens établis avec les auteurs lors des ateliers d’écritures ou des salons du livre. Le monde de l’écriture est d’une richesse inouïe et malgré un nombre important d’éditeurs sur le marché, certains n’ont pas la chance d’être édités. Je voulais accompagner ceux qui se battent pour faire lire leurs mots, les diamants bruts qui n’ont parfois pas conscience de leur potentiel et qui sont des incubateurs d’émotions.

  • Pourquoi l’avoir appelé Le Lion Z’Ailé de Waterloo ?

Qui à part le hasard aurait pu faire migrer une Italienne originaire de Venise et habitant Bruxelles à Waterloo, en Belgique ? Et pourtant, ces deux villes ont un symbole commun : le lion. Voilà ce qui a provoqué l’étincelle. Hommage à mes origines, il fallait que le lion soit ailé comme le lion de Saint Marc qui tient un livre. Et comme j’épuise mon entourage par ma combattivité, il est tout naturellement devenu zélé, s’offrant un petit jeu de mots.

  • Quelle est la ligne éditoriale du Lion Z’Ailé de Waterloo ?

9 collections pour 9 genres :
– Le lion grenat pour une littérature générale centrée sur les émotions qu’elle provoque ;
– Le lion parme pour des moments de plaisirs avec jeunes et moins jeunes ; du livre illustré pour jeunes enfants au roman d’adolescent ;
– Le lion bleu pour des récits de vie bouleversants ;
Le lion mauve pour de la science-fiction plus proche de la réalité que jamais ;
Le lion noir pour des policiers et des thrillers qui nous font frémir ou entrer dans la peau d’un enquêter hors pair ;
Le lion émeraude pour des nouvelles qui s’insèrent tout naturellement dans notre vie mouvementée ;
Le Lion blanc pour du développement personnel à la recherche du Saint Graal : le bonheur ;
Le lion d’argent pour des romans d’histoire qui nous font aimer notre passé ;
Le lion d’ambre pour des pièces de théâtre divertissantes, revisitées.

  • A quel public s’adressent vos publications ?

Selon la formule consacrée de deux ans à plus de cent ans.

  • Vous vous revendiquez comme une maison d’édition écoresponsable, pouvez-vous nous en dire davantage ?

Les livres papier sont imprimés à la demande en circuit court, le site internet est estampillé EMAS. Les auteurs envoient leurs manuscrits uniquement en dématérialisé et même le siège de la société est installé dans un bâtiment en ossature bois à faible K permettant une diminution des pertes d’énergie et une diminution de la consommation énergétique et nous récoltons l’eau de pluie. Nous sommes conscients de pouvoir faire plus et investiguons plusieurs moyens de diminuer encore l’impact écologique : du covoiturage lors des manifestations littéraires, des incitants à l’utilisation du train pour nous rendre à des salons internationaux, des réunions où le bio est mis à l’honneur, du tri sélectif… la difficulté réside au niveau du nombre d’intervenants dans la chaîne du livre. S’assurer d’un produit écologique depuis sa conception jusqu’à l’arrivée entre les mains du lecteur est un travail continu. Que ce soit grâce aux réflexions menées par les assises du livre de la communauté européenne ou grâce au questionnement de l’ADEB (association des éditeurs de Belgique), l’écoresponsabilité est plus que jamais un défi et concerne autant le livre papier que le livre numérique.

  • Pouvez-vous présenter vos premières publications ?

Je voudrais mettre trois livres à l’honneur :

La nuit s’éveille et tout s’éclaire de Héléna Dahl : un récit de vie poignant, un roman d’amour écrit par l’auteure en hommage à sa sœur. Un livre puissant qui, au travers du thème de l’anorexie, se veut authentique et réconciliateur.

Sitatunga d’Ariane Payen : un livre en deux tomes. Le tome I, l’âme africaine qui raconte l’histoire de Zaïa, née avec sa jumelle au Kasaï Oriental en 1868. Elle hérite des pouvoirs de chamane de sa grand-mère et à partir de ce moment-là, sa vie sera chamboulée. Être l’élue n’est parfois pas un cadeau de la vie. Le tome II, l’âme en feu, signe l’arrivée des Blancs dans son village, la découverte de l’amour et le constat que l’âme, dans cette rude réalité, n’est pas plus belle en blanc qu’en noir.

Appelez-moi Igor de Joëlle Lartelier : un livre pour enfants qui met l’accent sur l’amitié et l’importance de s’entraider. Hermione, grand-mère d’une petite fille, Lisa s’offre une commode. Cette nouvelle arrivée met le chao dans la chambre où Mounia, la petite chienne, file des jours heureux en compagnie de ses amis lit et ours. Commode, une grincheuse aigrie semble bien décidée à pourrir l’ambiance. Seront-ils capables de s’unir afin de préserver leur amitié et s’offrir les rêves les plus fous ?

  • Qu’allez-vous publier en 2022 ?

– Un thriller psychologique écrit par une jeune auteure, Cassandre B, qui traite du meurtre psychique ou comment un être malintentionné parvient à démantibuler le corps et l’âme d’une jeune femme auparavant épanouie et heureuse de vivre.
– Une saga familiale mêlant lutte de pouvoir, amour et rancunes ancestrales, dans le plus pur jus des SOAP américains. Le livre de l’été par excellence.
– La version en livre illustré, à l’attention de la petite enfance, d’Appelez-moi Igor de Joëlle Lartelier.
– Un roman en néerlandais qui traite du cancer sous la forme d’une enquête policière. Une manière originale de traquer la maladie, comme une bête à laquelle on n’autorise aucune échappatoire.
– Un roman orchestre qui sous la forme d’une chronique de village aborde le thème de la vieillesse et de la deuxième chance. Nous n’avons qu’une vie, alors que se passe-t-il lorsqu’il nous semble l’avoir gâchée ? Est-il trop tard pour rattraper nos erreurs, méritons-nous le bonheur ?
– Un roman de développement personnel. Je n’ai rien bu je vous assure. Je parle bien de roman. Au-delà des livres de conseils personnalisés dans la vie de tous les jours ou de formules adaptées au monde l’entreprise, il y a la famille. Réunion des deux mondes : le privé et le professionnel. Nous suivons la famille au quotidien, composée de quatre personnes qui se croisent, s’aiment, se disputent tout en poursuivant leurs activités professionnelles. S’il est facile de séparer boulot et maison, en termes de conseil, que deviennent ces paroles d’évangile quand on essaie de tout concilier ? Un méli-mélo comico-acide sur la société d’aujourd’hui et ce besoin d’être parfait.
– Un récit de vie écrit par Yasmina Bouko : Un dernier baiser, maman. Le cri d’une maman qui voit son univers s’écrouler lorsque sa fille saute d’un pont enjambant l’autoroute par suite de harcèlement scolaire. Si la mort physique n’était pas au rendez-vous, ce n’est pas pour autant que la reconstruction sera simple. Nous suivons cette maman tout au long de deux années d’une bataille acharnée pour redonner le goût de vivre à sa fille.

Ceci n’est qu’une toute petite partie de nos ambitions puisque nous aimerions faire paraître plus d’une trentaine de livres. L’appel à manuscrit est lancé. Nombreux sont les auteurs qui nous envoient leurs écrits et le comité de lecture est bien sollicité.

  • Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Avez-vous un dernier mot avant de nous quitter ?

C’est moi qui vous remercie pour l’intérêt porté à notre maison d’édition.

Interview réalisée en janvier 2021.

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