C’est lundi, que lisez-vous ? #155

Bonjour les bookineurs !

Comment allez-vous ?
Pour ma part, je suis de retour à la maison pour encore quelques jours. A peine l’école a repris, qu’un cas positif a été découvert et depuis jeudi ma classe est fermée. :/ Ecole à distance en catastrophe (comment ça, depuis un an on est prêt ?), les yeux explosés à cause des heures passées devant l’ordinateur… La semaine est sympa !

Cela ne m’a pas empêché de lire mais moins malgré tout (mal aux yeux…), mais j’ai beaucoup audiolu ce qui compense ! Au cours des sept derniers jours, j’ai donc lu deux livres et écouté un livre audio (en plus de celui qui était en cours).

Bon lundi et bonne semaine !

1. Mes lectures passées

J’ai rapidement terminé Nickel Boys de Colson Whitehead, lu par Stéphane Boucher, pour le Prix Audiolib 2021.

Résumé : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

Côté livre papier, j’ai lu Oyana d’Eric Plamondon (Le livre de poche) pour le Prix des lecteurs, et cela confirme que j’apprécie vraiment cet auteur.

Résumé : « S’il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d’expliquer sa vie. »
Elle a fait de son existence une digue pour retenir le passé. Jusqu’à la rupture. Elle est née au Pays basque et a vieilli à Montréal. Un soir de mai 2018, le hasard la ramène brutalement en arrière. Sans savoir encore jusqu’où les mots la conduiront, elle écrit à l’homme de sa vie pour tenter de s’expliquer et qu’il puisse comprendre. Il y a des choix qui changent des vies. Certains, plus définitivement que d’autres. Elle n’a que deux certitudes : elle s’appelle Oyana et l’ETA n’existe plus.

Je voulais le finir au plus vite, j’ai audiolu Du côté des Indiens d’Isabelle Carré lu par l’autrice (Audiolib), en moins d’une semaine. Une bonne narration mais je n’ai pas été convaincue par le contenu…

Résumé : « Il s’est trompé, il a appuyé sur la mauvaise touche, pensa aussitôt Ziad. Il ne va pas tarder à redescendre… Il se retint de crier : “Papa, tu fais quoi ? Papa ! Je suis là, je t’attends…” Pourquoi son père tardait-il à réapparaître ? Les courroies élastiques de l’ascenseur s’étirèrent encore un peu, imitant de gigantesques chewing-gums. Puis une porte s’ouvrit là-haut, avec des rires étranges, chargés d’excitation, qu’on étouffait. Il va comprendre son erreur, se répéta Ziad.
Son père s’était volatilisé dans les derniers étages de l’immeuble, et ne semblait pas pressé d’en revenir. »
Ziad, 10 ans, ses parents, Anne et Bertrand, la voisine, Muriel, grandissent, chutent, traversent des tempêtes, s’éloignent pour mieux se retrouver. Comme les Indiens, ils se sont laissé surprendre ; comme eux, ils n’ont pas les bonnes armes. Leur imagination saura-t-elle changer le cours des choses ?
Le regard poétique d’Isabelle Carré et sa voix nuancée éclairent d’une poignante intensité la ronde vertigineuse de ces êtres qui cherchent désespérément la lumière.

J’ai terminé la semaine avec L’art de l’esbroufe de Samuel Desmoulins (Vorace Editions).

Résumé : Généalogie, mode, gastronomie, culture, sport, paranormal, art de la conversation… ce livre aborde de nombreuses thématiques et dévoile des techniques à la puissance phénoménale afin de vous permettre de devenir constamment le centre de l’attention.

  • Développez votre style pour attirer l’attention.
  • Apprenez à parler de livres que vous n’avez pas lus.
  • Prédisez l’avenir sans rien connaître au paranormal.
  • Dites tout et son contraire pour être le centre de l’attention.
  • Ayez d’excellentes performances sportives sans faire de sport.

L’art de l’esbroufe est un ouvrage provocateur et décapant, rempli d’astuces étonnantes, et doté d’une bonne dose d’humour !

2. Mes lectures en cours

Côté audio, j’ai commencé ma dernière écoute pour le Prix Audiolib 2021 (oui, oui, déjà la dernière !) avec Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs de Mathias Enard lu par Vincent Schmitt.

Résumé : Pour les besoins d’une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », l’apprenti ethnologue David Mazon a quitté Paris et pris ses quartiers dans un modeste village fictif au bord du Marais poitevin. Logé à la ferme, bientôt pourvu d’une mob propice à ses investigations, s’alimentant au Café-Épicerie-Pêche et puisant le savoir local auprès de l’aimable Maire – également fossoyeur –, le nouveau venu entame un journal de terrain, consigne petits faits vrais et mœurs autochtones, bien décidé à circonscrire et quintessencier la ruralité.
Mais déjà le Maire s’active à préparer le Banquet annuel de sa confrérie – gargantuesque ripaille de trois jours durant lesquels la Mort fait trêve pour que se régalent sans scrupule les fossoyeurs – et les lecteurs – dans une fabuleuse opulence de nourriture, de libations et de langage. Car les saveurs de la langue, sa rémanence et sa métamorphose, sont l’épicentre de ce remuement des siècles et de ce roman hors normes, aussi empli de truculence qu’il est épris de culture  populaire, riche de mémoire, fertile en fraternité.

Côté livre physique, comme l’école me manque, je me plonge dans la bande dessinée d’Emy Bill, Ma vie d’instit 2 publié le mois dernier chez City Editions.

Résumé : Le plus beau métier du monde. Ou presque…

Institutrice, un métier de rêve  ? Euh… pas toujours. Dans cette bande dessinée, Emy Bill qui est «  professeure des écoles  » comme on dit maintenant, dévoile la vraie vie d’une enseignante. Avec un humour – parfois noir – et une immense tendresse, elle raconte son quotidien.
Certes, elle apprend à ses petits anges à compter et à écrire. Mais elle passe aussi beaucoup de temps à jouer les gendarmes pour rétablir l’ordre dans sa classe, à la graphologue pour décrypter les écritures en pattes de mouche ou à l’infirmière pour soigner les petits bobos des uns et des autres…
Et contrairement aux idées reçues, être instit’ n’est pas un métier de tout repos. Emy est souvent surbookée, frôlant presque le burn-out. Et pourtant, malgré ses petits élèves qui lui en font voir des vertes et des pas mûres, son métier, elle l’adore  !

3. Mes lectures à venir

Ce n’était que partie remise, cette fois, ma prochaine lecture est bien Et pour le pire… de Noël Boudou (Editions Taurnada).

Et vous, c’est lundi,
que lisez-vous ?

14 commentaires

    • C’est un peu compliqué surtout avec les plus jeunes mais les familles sont au taquet et c’est appréciable ! 🙂 Vivement jeudi qu’on se retrouve en présentiel (en espérant qu’aucun ne soit positif !).
      J’ai beaucoup aimé Nickels Boys. Quelques passages assez durs mais malheureusement réalistes de cette époque…
      J’ai commencé « Et pour le pire », je sens qu’il est déjà bien addictif !
      Belle semaine livresque à toi également. 🙂

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