
Numérique – 393 pages
Publié le 5 avril 2017
Editions Calmann-Levy
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~ 4e de couverture ~
Bosch ira-t-il jusquà l’impensable ? Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de l’aide. Il ne voit en effet que Bosch pour l’aider à innocenter Da Ouan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Même si la preuve est accablante, Haller en est sûr, son client est innocent.? Dilemme pour Harry ! Passer du côté de la défense quand on a travaillé avec passion pour la police de Los Angeles toute sa vie ? Tout simplement impensable.
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~ Mon avis ~
Pour le vingtième tome des aventures de l’inspecteur Harry Bosch, on peut s’attendre à mieux de la part de Michael Connelly. Bien que l’enquête soit nouvelle, l’auteur ne semble pas vouloir innover et se repose sur les bases de son succès. De plus, le livre laisse un goût d’inachevé, le suspens n’étant pas réellement présent dans ce thriller.
Avec Jusqu’à l’impensable, Michael Connelly signe son vingtième tome mettant en scène l’inspecteur Harry Bosch. Cette fois-ci Harry ne fait plus parti du LAPD, suite à une retraite forcée. Le titre du roman fait référence au franchissement de « la ligne jaune » que les policiers du LAPD se mettent : ne pas travailler pour la défense d’un accusé, ce serait trahir la justice et les forces de l’ordre. Pourtant, le demi-frère de Bosch, Haller, va le convaincre de travailler sur la défense de son client.
Ce qui m’a fortement déplu dans ce thriller policier est le fait que l’on connaisse les coupables dès le début du livre. Michael Connelly a pris ce parti pour se focaliser davantage sur le lien entre les victimes et les meurtriers. Pourquoi pas… Pour ma lecture, j’ai trouvé que cela donnait un côté redondant à l’histoire, que l’enquête n’avançait pas assez vite. Peut-être qu’avec plus d’alternance entre les points de vue (victimes / assassins ou autre personnage) cela aurait apporté plus de rythme dans la lecture.
De plus, jusqu’à la fin je me suis attendue à un retournement de situation : on connaissait l’identité des assassins mais jusqu’au bout j’ai espéré que quelqu’un d’autre, de plus important, tirait les ficelles, car les personnages en eux-mêmes ne m’ont pas convaincue en tant que commanditaires et exécuteurs à la fois.
Le mobile du meurtre est également assez évident et peut être deviné bien avant la fin, et pourtant il m’a apparu peu crédible. Je ne dis pas que cela ne peut pas se produire, mais pour un auteur de l’envergure de Connelly et après autant de livres, je m’attendais à plus élaboré.
Autre point négatif, certaines tournures laissent à désirer, ne sont pas très claires pour le lecteur. Est-ce un souci de traduction ou réellement un problème d’écriture ? De ce fait, je ne peux pas dire que le livre se lit aisément. Il m’a fallu plusieurs chapitres pour pouvoir vraiment me plonger dans cette enquête et une fois arrivée à la fin du livre, j’ai ressenti une frustration quant au destin des meurtriers, bien qu’on sache ce qu’il advient pour l’un d’entre eux, il manque un épilogue pour connaître le destin de l’autre meurtrier.
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A reblogué ceci sur Le Bien-Etre au bout des Doigts.
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