Premières lignes #88

Bonjour les amis !

Les jours passent et se ressemblent. J’ai laissé tomber le rythme frénétique de lecture pour lire plus lentement et faire d’autres choses à côté. Il faut dire que le confinement qui s’éternise joue pas mal sur nos envies de lecture…

Je me réfugie malgré tout dans des livres qui me font envie et étonnamment, je sors peu de polars en ce moment. J’ai besoin de réconfort, je retrouverai les histoires sanglantes plus tard et à ce moment-là je saurai les apprécier. 😉

Ce vendredi je suis dans la lecture de Harry Potter et l’Ordre du Phénix de J.K. Rowling. Mon tome préféré même si je redoute la fin à chaque lecture… Je vous laisse avec les Premières lignes pour vous replonger dans cet univers magique (ou pour le découvrir… 😉 ).

Bon vendredi. Prenez soin de vous !

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Dudley détraqué

La journée la plus chaude de l’été, jusqu’à présent en tout cas, tirait à sa fin et un silence somnolent s’était installé sur les grandes maisons aux angles bien droits de Privet Drive. Immobiles dans les allées, les voitures habituellement étincelantes se couvraient de poussière et les pelouses autrefois vert émeraude n’offraient plus au regard que des étendues jaunâtres d’herbe brûlée. Une sécheresse persistante interdisait en effet l’usage des jets d’eau. Désormais privés du plaisir de laver leurs voitures et de tondre leurs pelouses, les habitants de Privet Drive s’étaient réfugiés à l’ombre fraîche de leurs maisons, les fenêtres grandes ouvertes dans l’espoir d’attirer une brise inexistante. La seule personne encore dehors était un jeune homme étendu de tout son long au milieu d’un massif de fleurs, à la hauteur du numéro 4 de la rue.
Maigre, le cheveu noir, le garçon portant des lunettes et avait l’air hâve et légèrement maladif de quelqu’un qui a beaucoup grandi en peu de temps. Son jean déchiré était sale, son T-shirt informe et délavé et ses semelles bâillaient au bout de ses baskets. La tenue de Harry Potter n’était pas faite pour lui attirer la faveur de voisins convaincus qu’il devraient exister une loi contre les gens débraillés. Mais comme il avait pris la précaution de se cacher derrière un imposant massif d’hortensias, il était pratiquement invisible aux yeux d’éventuels passants. Pour le remarquer, il aurait fallu que l’oncle Vernon et la tante Pétunia passent la tête par la fenêtre du salon et dirigent leur regard droit sur le massif de fleurs.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix

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