Book to movie #1 – Novecento : Pianiste / La légende du pianiste sur l’océan

Pour ce premier article Book to movie, j’ai décidé de vous parler d’un de mes films préférés depuis de nombreuses années : La légende du pianiste sur l’océan (La Leggenda del pianista sull’oceano dans sa version originale). A l’époque où j’ai découvert ce film, je prenais encore des cours de piano et lorsque mes parents ont vu le titre dans le programme TV, ils me l’ont enregistré (et oui, juste parce qu’il s’agissait d’un pianiste !).

Finalement, ce film m’a totalement bouleversée.

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C’est l’histoire d’un bébé abandonné sur un paquebot, le Virginian, qui fait des allers-retours entre l’Europe et le Nouveau Monde. Ce bébé sera recueilli par un machiniste noir qui va l’élever comme son fils, il l’appellera Novecento (dans la VO et le livre, Dix-neuf-cents en français). Tout au long de sa vie, 1900 ne descendra jamais du paquebot. A l’enterrement de son père d’adoption, il entend une femme jouer du piano, il se révélera être un virtuose, le plus grand de son époque. Arrive ce qui arrive à tout paquebot : la fin. Max Tooney (Tim Tooney dans le livre), trompettiste et ami de 1900 va-t-il réussir à convaincre son ami de mettre le pied à terre ?

——- Le livre ——-

Une fois n’est pas coutume, j’ai pris connaissance du film avant le livre. J’ai tellement adoré l’adaptation cinématographique que j’ai voulu par la suite connaître l’origine de ce chef d’oeuvre, lire le livre.

Ce dernier se présente sous la forme d’un monologue, celui de Tim Tooney qui nous raconte l’histoire de ce pianiste au nom hors du commun pour un destin qui ne l’est pas moins. Le reproche que je peux faire aux pièces de théâtre, c’est qu’il manque parfois de détails. C’est assez succinct pour laisser le jeu des acteurs prendre la relève. Connaissant le film en premier, cela ne m’a pas gênée, mais ç’aurait été le cas, si j’avais fait la démarche inverse. On retrouve tous les grands moments de la vie de 1900, les émotions sont prenantes même sous forme théâtrale. C’est sans surprise que j’ai également grandement apprécié Novecento : Pianiste – Un monologue d’Alessandro Baricco.

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Titre original : Novecento : un monologo

Auteur(e) : Alessandro Baricco

Traducteur(trice) : Françoise Brun

Editions : Gallimard Folio (87 pages)

Paru le : 5 février 2002
(paru en 1994 aux Editions Feltrinelli en VO)

——- Le film ——-

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Pour ce qui est du film, La légende du pianiste sur l’océan, l’histoire en est émouvante, les acteurs grandioses et la musique (quand même importante dans un tel film) sublime. Bien évidemment, il ne s’agit plus ici d’un monologue.

Cependant le début du film commence comme au théâtre, Max Tooney (interprété par Pruitt Taylor Vince) en voix off commence par raconter l’histoire de 1900 (interprété par Tim Roth). Le duel entre le jazzman Jelly Roll Morton (joué par Clarence Williams III) et 1900 est juste magnifique, grandiose (oui je me répète), tant par la virtuosité que la technicité. Les réflexions du pianiste sur les « gens de la terre » sont pertinentes et peuvent amener à réfléchir. Et sans vous dévoiler la fin, je peux dire qu’elle est émouvante et bouleversante. J’ai beau connaître le film par coeur, je verse ma petite larme à chaque fois. Chaque visionnage de ce film me fait ressentir les mêmes émotions que lors de la découverte de ce dernier.

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Titre original : La Leggenda del pianista sull’oceano

Réalisateur(trice) : Giuseppe Tornatore

Avec : Tim Roth, Pruitt Taylor Vince, Melanie Thierry…

Sortie le : 12 janvier 2000 (cinéma)

Durée : 2 h 0 min

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