Dans ce pays
Où le temps change si vite,
Tu te réveilles sous la poudrerie
Et une heure plus tard, il peut dracher de suite.
Tu te retrouves trempé
Rien qu’en voulant traverser
Le parking commun
Au dépanneur, tenu par un patron chafouin,
Et à l’estaminet, servant le meilleur ristrette,
Et où tu devines une lumerotte à travers les vitres pas nettes.
Je me gare entre un tap-tap et un pousse-pousse
Et j’entre dans le caboulot
A la devanture ornée d’une glycine vigousse.
Un pochtron descend son litron au goulot.
Un public naïf, voire complètement fada, boit
Les paroles d’un champagné tenant des brèves de comptoir.
Je m’installe au bar
Et commande un caoua.
Le temps de déguster ma boisson,
Un grand soleil inonde l’horizon.
Je reprends ma route vers la mer,
Dans ce beau pays imaginaire.

A reblogué ceci sur Drafts, thoughts, life. Pensées écrites.et a ajouté:
Avec le sourire tout en buvant un caouc, se laissant aller au plaisir des mots. Un très beau poème que je partage avec joie.
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Merci pour le repost, c’est gentil. 😊
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