✒️ Côté plume – Chapitre 5 : Jongler entre école et écriture

On me demande parfois comment je fais pour concilier mon métier d’enseignante/directrice et mon activité d’autrice. La vérité ? C’est un numéro d’équilibriste permanent. L’école prend une énergie considérable… mais l’écriture s’impose comme une passion qui ne connaît pas de pause.


Le temps volé au quotidien

Il m’arrive d’écrire avant d’aller travailler, à 7h30, une petite demi-heure, comme pour me donner de l’air avant de plonger dans ma journée. Mais c’est surtout le week-end et pendant les vacances que j’avance réellement.
Je suis plus productive le matin, quand l’énergie est encore là. Et je ne compte plus mes “dimanches écriture” où je reste dans ma bulle de 10h à 18h, entourée de carnets, de café et de mes personnages qui refusent de me lâcher.


Après l’école : mission impossible ?

Le soir, c’est compliqué. La journée m’a souvent épuisée. Pourtant, mes personnages me hantent toute la semaine : leurs voix, leurs conflits, leurs secrets. Le week-end venu, j’ai la sensation de les retrouver comme de vieux amis et de pouvoir enfin leur donner vie sur le papier.


Les vacances, des parenthèses précieuses

C’est pendant les vacances que je vis mes plus grands moments d’écriture. Le campus de février 2025, par exemple, a été une véritable révélation : entourée d’autres auteurs, coachée en permanence par Karine, j’ai enfin mesuré la viabilité de mon intrigue. Une semaine entière à écrire, échanger, progresser… une retraite d’écriture prolifique dont je garde encore l’élan.


Corps fatigué, esprit en éveil

Ce qui me freine le plus ? La fatigue physique. Mentalement, mon cerveau ne s’arrête jamais : il cogite, imagine, relie. Mais quand le corps dit stop, même le plus beau des chapitres reste coincé dans ma tête. C’est frustrant, mais j’apprends à l’accepter.


Le soutien discret

Je ne parle pas beaucoup de mon écriture avec mes proches. Je ne tends pas la perche, et eux n’osent peut-être pas la prendre. Mais grâce aux ateliers et aux campus, j’ai trouvé un petit cercle d’auteurs et d’autrices avec qui partager cette aventure. Un groupe de soutien, de motivation, qui me rappelle que je ne suis pas seule dans ce marathon.


Mes passerelles entre les deux mondes

J’ai mes propres rituels pour passer du “mode école” au “mode écriture” :

  • changer de lieu (je travaille à l’école ou dans mon bureau, mais j’écris dans le salon, la cuisine, parfois dehors),
  • mettre une playlist instrumentale (les paroles me déconcentrent, je finis par chanter !),
  • promener Vika et Naya quand les mots bloquent – rien de mieux que leurs courses folles pour aérer mon esprit.

Une passion qui ne s’éteint pas

Échappatoire, complément, passion : l’écriture est un peu tout cela.
Échappatoire, parce qu’elle me permet de souffler quand le quotidien devient trop lourd.
Complément, parce que ce que je vis nourrit mes personnages et mes intrigues.
Et passion, parce que, finalement, elle a toujours été là. Aujourd’hui, je l’assume pleinement : l’écriture fait partie de moi.


Conclusion

Jongler entre école et écriture, c’est parfois épuisant, souvent chaotique, mais toujours vital. Ces deux mondes se complètent et se nourrissent. Et même si le temps manque, l’envie, elle, ne s’éteint jamais.

Laisser un commentaire