✒️ Côté plume – Chapitre 4 : Trouver l’inspiration

On me demande souvent : “Mais comment trouves-tu toutes tes idées ?”
La vérité, c’est qu’elles sont partout. Dans une conversation saisie au vol, dans un fait divers, dans une balade avec mes chiennes, dans les pages d’un livre… L’inspiration n’est pas une muse capricieuse : c’est un regard posé autrement sur le monde.


Les petites étincelles du quotidien

Une phrase, un visage, une chanson… tout peut déclencher une idée.
Je note souvent des bribes dans mes carnets, sans savoir si elles serviront un jour. Certaines dorment des années avant de resurgir dans une scène.
Mes chiens, Vika et Naya, sont aussi une source inépuisable d’observations (même si elles ne finiront jamais dans un thriller, elles m’inspirent sur l’attachement, la loyauté, la tendresse).


Les lectures et les rencontres

Lire nourrit l’écriture. Chaque roman, essai ou article me pousse à réfléchir, à imaginer d’autres chemins.
Les rencontres jouent aussi leur rôle : une discussion avec une amie, un échange en salon du livre, un souvenir d’école… Autant de graines qui germent dans mon imaginaire.

C’est d’ailleurs lors de mon premier campus d’écriture animé par Karine Carville en 2021 que Le Traître du Kremlin a vu le jour. L’exercice consistait à mélanger les genres. J’ai alors imaginé une romance entre un agent secret et une journaliste, une histoire d’amour impossible qui se termine en drame. Depuis, les personnages ont changé de prénoms, de nationalités, l’intrigue a pris de l’ampleur… mais le cœur de leur histoire, lui, est resté.


L’ombre et la lumière

Mes histoires ne naissent pas toutes de moments joyeux. Parfois, c’est une colère, une injustice, un fait divers glaçant qui déclenche le besoin d’écrire. D’autres fois, c’est une scène douce, une émotion fugitive qu’on veut garder vivante.
Écrire, c’est donner une forme à ce qui, autrement, disparaîtrait.

C’est ainsi qu’est né Patins, flocons et autres catastrophes. L’étincelle remonte à un week-end à Londres, quelques jours avant Noël. L’ambiance féérique de la ville m’a donné envie d’imaginer une romance qui se déroule à cette période. Le reste a mûri au fil du temps, nourri par mon vécu, mes principes, et les valeurs que je souhaite défendre.
Et je crois qu’il y a toujours une petite part de moi dans mes personnages : un éclat de Wladimir, un reflet d’Alexandra… même si parfois il faut chercher longtemps pour la trouver.


Transformer l’idée en projet

L’inspiration seule ne suffit pas : il faut la transformer en intrigue.
Un détail noté peut devenir la base d’un personnage. Un rêve peut se transformer en scène clé. Un fait divers peut nourrir la trame d’un thriller.
C’est dans mes carnets que toutes ces étincelles prennent place, avant d’être triées, travaillées, reliées entre elles.


Conclusion

L’inspiration n’est pas un miracle : c’est une attention particulière au monde.
Écrire, c’est accepter de se laisser surprendre, de s’émerveiller, de s’indigner. Et surtout, de garder trace de ces petites étincelles, pour un jour les transformer en histoires.

👉 Le mois prochain, dans le Chapitre 5 de Côté plume, je vous emmènerai dans un autre pan de mon quotidien d’autrice : comment concilier ma vie professionnelle et mon écriture.

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