Prête-moi ton livre #11 : La doublure, Mélissa da Costa

Poche – 704 pages
Publié 11 octobre 2023
Le livre de poche

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~ 4e de couverture ~

Une jeune femme fragile en quête d’un nouveau départ. Un couple magnétique et fascinant prêt à lui ouvrir les portes de son monde doré. Un trio pris au piège d’un jeu cruel et d’une dépendance fatale… Dans ce roman sombre et envoûtant, Mélissa Da Costa explore, à travers le récit d’une relation toxique, la face obscure de l’âme humaine et les méandres du désir. Après les succès de Tout le bleu du ciel, des Lendemains ou encore de Je revenais des autres, livres aux deux millions de lecteurs, l’écrivaine révèle une nouvelle facette de son talent.

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~ Mon avis ~

Après plusieurs romans de Mélissa Da Costa qui ont su me toucher par leur justesse émotionnelle (Je revenais des autres, Les lendemains…), j’étais curieuse de découvrir La Doublure, souvent présenté comme le plus sombre de l’autrice. Et sombre, il l’est. Dérangeant, parfois. Mais captivant de bout en bout.

Evie est une jeune femme paumée, brisée, en fuite d’un passé douloureux. Lorsqu’elle décroche un étrange poste de “doublure” pour une artiste peintre mondialement connue, elle ne se doute pas qu’elle met les pieds dans une spirale infernale. Car incarner une autre, ce n’est pas seulement porter ses vêtements ou répondre à son nom… c’est peu à peu lui ressembler, penser comme elle, s’effacer. S’oublier.

Dès les premières pages, j’ai été happée par l’atmosphère : pesante, troublante, presque claustrophobe. Mélissa Da Costa nous plonge dans un huis clos psychologique où le trio Evie / Pierre / Clara prend rapidement des allures de drame en trois actes. On devine que rien n’est sain dans cette dynamique, mais on ne peut s’empêcher d’avancer, de tourner les pages, d’entrer dans cette maison autant que dans la tête d’Evie.

La force du roman réside indéniablement dans la construction des personnages. Evie, toute en failles et silences. Clara, fascinante et effrayante. Pierre, ambivalent et difficile à cerner. Mélissa Da Costa parvient à brouiller les repères, à rendre floue la frontière entre victime et complice, admiration et obsession, amour et destruction.

La plume est fidèle à ce que j’en connaissais : fluide, efficace, très visuelle. On lit vite… mais on digère lentement. Certaines scènes m’ont mise mal à l’aise (dans le bon sens littéraire du terme), et la tension psychologique est savamment dosée.

Le twist final, inattendu et glaçant, m’a littéralement laissée sans voix. Je ne l’ai pas vu venir, et il m’a donné envie de relire certains passages avec un œil neuf. Mélissa Da Costa brouille les pistes jusqu’au bout, et j’ai refermé le roman un peu sonnée.

La Doublure est un roman à part dans la bibliographie de l’autrice. Plus noir, plus dérangeant, plus psychologique. Un huis clos suffocant sur l’identité, l’emprise et la perte de soi. À ne pas mettre entre toutes les mains, mais à lire si vous aimez les récits denses, les ambiguïtés morales et les personnages à la dérive.


🔎 À lire si :
✔️ Vous aimez les romans d’ambiance, à la tension psychologique subtile
✔️ Vous cherchez une histoire immersive et dérangeante
✔️ Vous appréciez les récits où la frontière entre soi et l’autre se brouille dangereusement

🚫 À éviter si :
❌ Vous recherchez une lecture légère et feel-good
❌ Vous êtes sensible aux thématiques d’emprise, de manipulation ou de perte d’identité
❌ Vous n’avez pas envie de dormir avec une boule au ventre 😅

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