[Service Presse] Nos enfances volées, Alain Léonard

Broché – 302 pages
Publié le 3 avril 2025
Editions de Borée

– Livre reçu à titre gratuit –
– Collaboration non rémunérée –

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~ 4e de couverture ~

Confié quelques jours seulement après sa naissance aux religieuses d’un orphelinat, Gabriel grandit dans un quotidien fait de sévices et de privations. Seule la présence d’Emile vient adoucir cette terne existence. Devenus adolescents, les deux amis nourrissent le même espoir, retrouver leur mère. Dès lors, un seul projet s’impose : s’échapper.

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~ Mon avis ~

Avec Nos enfances volées, Alain Léonard nous plonge dans un récit profondément humain, porté par la voix d’un enfant oublié de tous, cabossé par la vie, mais animé par une force de résilience bouleversante.

Dès les premières pages, on suit Gabriel, abandonné à la naissance et confié à un orphelinat tenu par des religieuses. Loin d’un havre de paix, il y découvre un quotidien fait de privations, de maltraitances et de souffrances muettes. Le roman ne cherche pas à édulcorer cette réalité historique trop souvent passée sous silence : celle d’enfants considérés comme quantité négligeable, maltraités au nom de la morale ou de la discipline.

Et pourtant, dans ce décor dur, sec et glaçant, une lumière persiste. Celle de Gabriel, qui refuse de se laisser broyer. Sa fuite vers Paris, son travail sur le chantier de la tour Eiffel, ses rencontres sur le chemin de la reconstruction sont autant d’étapes vers une liberté chèrement gagnée. À travers lui, c’est toute une génération d’enfants abandonnés que l’auteur fait exister, avec une sincérité touchante.

La plume d’Alain Léonard, simple et accessible, touche au cœur sans jamais tomber dans le pathos. Le ton reste pudique, mais les émotions sont bien là, vibrantes, brutes, nécessaires. L’écriture va à l’essentiel, avec justesse, et porte ce récit avec sobriété.

Certains personnages secondaires peuvent sembler un peu stéréotypés, et le rythme connaît quelques lenteurs, mais ces légers défauts s’effacent devant la portée du roman. On referme le livre avec un pincement au cœur, une boule dans la gorge, et cette certitude que certaines histoires, aussi dures soient-elles, doivent être racontées.

Nos enfances volées est un roman de mémoire, de douleur, mais aussi d’espoir. Un hommage à ceux que l’on a voulu faire taire, et à ceux qui ont survécu malgré tout.

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