Bonjour les bookineurs !
J’espère que vous allez bien. Une fois n’est pas coutume, cette semaine encore, un auteur nous fait le plaisir d’être en notre compagnie. En fait, il n’y aura pas d’interview en février car je ferai une pause. Et puis, comme le dernier roman d’Isabelle Villain est sorti la semaine dernière et que j’ai vraiment adoré Game over (Taurnada Editions), j’avais très envie de donner la parole à l’autrice.
Belle découverte à tous !


- Bonjour Isabelle. Pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas ?
Bonjour, j’ai 58 ans et je vis entre Paris, où je me consacre à l’écriture, et la Provence où je gère une maison d’hôtes. J’ai longtemps travaillé dans la publicité et l’événementiel avant de me lancer dans l’aventure du polar.
- Que représente l’écriture pour vous ? Depuis quand écrivez-vous ?
J’écris depuis une quinzaine d’années. J’ai tout d’abord commencé avec des nouvelles, puis un jour, un éditeur a accepté mon manuscrit. L’écriture est un moyen pour moi de raconter des histoires. Je suis enfant unique et petite, je pouvais jouer des heures toute seule en inventant des mondes et des univers incroyables. Un jour, j’étais sur la plage en vacances et j’ai imaginé une enquête dans le milieu sous-marin. Je l’ai couchée sur le papier et l’aventure a commencé.

- Votre dernier roman, Game over, vient de paraître (le 16 janvier) aux Editions Taurnada, pouvez-vous nous en parler ?
Ce roman est le sixième d’une série. Ce sera aussi le dernier, d’où le titre très explicite. J’avais besoin d’une enquête déstabilisante pour le groupe de Lost. De nos jours, la violence évolue et elle s’immisce partout. Elle devient gratuite, sans mobile. Cette violence, les policiers ont de plus en plus de mal à l’appréhender et à la comprendre. Malgré les moyens techniques de plus en plus sophistiqués, ils sont parfois dépassés, car ils n’ont plus les codes. L’histoire que j’ai inventée est, je pense, le reflet de cette société. J’ajoute toujours à mon enquête principale des thématiques sociétales qui touchent les membres du groupe. Nous allons parler ici d’adoption, de pardon, de famille et un peu de violon.
Lire ma chronique sur Game Over d’Isabelle Villain
- D’où vous est venue l’inspiration pour ce roman ? Quel a été le point de départ ?
J’ai souhaité pour ce dernier roman que Rebecca soit confrontée à un crime déstabilisant. Un criminel qu’elle ne peut pas comprendre car parfois il n’y a malheureusement rien à comprendre. Rebecca vieillit et, comme moi, elle est dépassée par le monde dans lequel elle vit. Aura-t-elle le courage et la force d’aller au bout de cette dernière enquête ? Tout ce que je peux dire, c’est que je n’en suis pas ressortie indemne. J’ajoute aussi que les faits divers cités dans le livre sont tous véridiques et cela fait froid dans le dos.

- Dix ans après la première enquête de la commandante Rebecca de Lost, comment avez-vous décidé que cette sixième enquête serait la dernière ?
J’ai créé ce personnage il y a dix ans et j’aurais très bien pu continuer pendant plusieurs années. Lorsque j’ai gagné le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale (le premier tome), un journaliste présent m’avait dit qu’il verrait bien une trilogie avec cette enquêtrice. J’avais à l’époque bien ri, n’imaginant pas, une seule seconde, pouvoir écrire un second volet. Mais en 2024, j’ai décidé qu’il était temps de se lancer dans une nouvelle aventure. D’autres lieux et d’autres personnages. J’ai dans un coin de ma tête l’envie aussi d’écrire pour les enfants et celui d’écrire du polar historique. Rebecca devait donc tirer sa révérence. Les lecteurs découvriront comment.
- Comment vous organisez-vous pour écrire vos romans ? Suivez-vous un plan prédéfini ou laissez-vous la place à l’imprévu au cours de l’écriture ?
Je suis quelqu’un de très méthodique. Pour écrire un polar, je pense qu’il faut savoir où l’on va. Il faut un meurtre. Une enquête. Des rebondissements. Un criminel et une fin. Il faut donc un plan. Je ne pourrais pas fonctionner autrement. Je suis très admirative des auteurs qui se lancent dans une histoire sans en connaître la fin. Pour ma part, je sais toujours comment l’enquête va se dérouler, les protagonistes, l’identité du meurtrier et si ce dernier se fera ou non arrêter. Après, l’histoire peut bien entendu évoluer. Je peux rajouter de nouveaux personnages secondaires, des anecdotes, mais la trame restera celle imaginée au départ.
- Avez-vous des projets d’écriture à venir ?
Je termine l’écriture d’un polar qui va se dérouler dans le sud de la France. Avec une thématique que je pense n’avoir encore jamais lue dans un polar. Affaire à suivre.
- Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Avez-vous un petit mot pour la fin ?
Un grand merci à vous et j’espère que les lecteurs passeront un dernier très bon moment avec Rebecca.
Interview réalisée en janvier 2025.

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