[Des plumes et moi] Entretien avec Stéphane Schmucker

Bonjour les bookineurs !

J’espère que vous allez bien. Cette semaine, je vous ai parlé du deuxième roman de Stéphane Schmucker, Les larmes noires des cigognes aux Editions Prisma, et c’est tout naturellement que j’ai eu envie de donner la parole à l’auteur. Un grand merci à Stéphane d’avoir accepté de répondre à mes questions !

Belle découverte à tous et bonne journée.

  • Bonjour Stéphane. Pouvez-vous vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas ?

J’ai 41 ans, je vis en Alsace, j’ai travaillé pendant une dizaine d’années en tant que chercheur en génétique et en biologie moléculaire avant de devenir enseignant en Biochimie Génie biologique dans le secondaire et le supérieur. J’écris des romans à suspense, des thrillers psychologiques. En 2021, j’ai eu la chance de voir mon premier roman L’ombre du funambule être édité et être lauréat du Coup de cœur du jury du Prix du Suspense. En novembre 2024 vient de paraitre mon second roman Les larmes noires des cigognes.

Lire ma chronique sur L’ombre du funambule de Stéphane Schmucker

  • Que représente l’écriture pour vous ? Depuis quand écrivez-vous ?

L’écriture c’est une envie et un défi personnel. C’est devenu une passion qui me porte, qui me stimule et j’adore ça ! Je l’appréhende un peu comme un sportif. On vise un objectif, mais le parcours pour l’atteindre demande de la rigueur et des sacrifices. À l’adolescence, j’écrivais des petits poèmes et des textes de chansons avec le rêve inavoué d’écrire un roman. Ce rêve a longtemps été mis en pause, puis petit à petit un scénario s’est construit dans ma tête, un titre s’est imposé. Et je m’y suis mis à fond avec sincérité et détermination.

  • Votre dernier roman, Les larmes noires des cigognes, est paru en novembre dernier aux Éditions Prisma, pouvez-vous nous en parler ?

On va suivre le policier Éric Breuil, personnage principal du roman, à deux époques. En 2003, alors qu’il vient de participer à l’arrestation d’une tueuse en série ayant sévi en Alsace, sa fille Charlotte est victime d’un kidnapping. Elle sera heureusement retrouvée saine et sauve, mais cet évènement restera un traumatisme à surmonter pour toute la famille Breuil. Environ vingt ans plus tard, en 2022, Charlotte s’installe dans une maison proche de Strasbourg avec son conjoint Benjamin. Autour de leur nouveau domicile, des évènements troublants et similaires à l’affaire de 2003 vont avoir lieu, faisant craindre à Éric une résurgence de l’affaire qu’il aurait voulu pouvoir oublier. Dans ce roman, j’aborde des thèmes que j’aime explorer comme le lien qui unit un parent à son enfant, les choses que l’on serait prêt à faire par amour, le handicap et la science. Le tout, je l’espère avec un peu de « poésie » et d’humanité.

Lire ma chronique sur Les larmes noires des cigognes de Stéphane Schmucker

  • D’où vous est venue l’inspiration pour ce roman ? Quel a été le point de départ ?
  • De situations banales du quotidien qui dérapent (par exemple des artisans qui viennent faire des travaux et tombent sur quelque chose d’imprévu…).  
  • D’une idée de titre (mais le titre du roman a changé plusieurs fois depuis !).
  • De l’envie d’explorer la vie personnelle d’un personnage déjà présent dans mon premier roman.
  • Du projet d’inclure, au cœur du roman, un conte fantastique complet écrit par la fille du policier Breuil
  • De thèmes qui m’inspirent et de la volonté d’aborder celui du handicap
  • Comment vous organisez-vous pour écrire vos romans ? Suivez-vous un plan prédéfini ou laissez-vous la place à l’imprévu au cours de l’écriture ?

Je crois que le plus important pour moi, c’est l’intrigue. Une bonne intrigue. Mon côté scientifique fait que j’ai déjà dans ma tête un scénario bien établi quand je commence à écrire. Je dirais que 80% sont définis à l’avance, 20 % se créent pendant l’écriture. Je ne commence l’écriture que quand je pense « sans me mentir à moi-même » qu’il y a réellement matière à aller au bout du projet. Comme j’aime beaucoup jouer sur l’ambiguïté dans l’écriture, il est essentiel de connaitre à l’avance les finalités de l’histoire.

  • Avez-vous des projets d’écriture à venir ?

Oui, j’ai presque terminé le scénario de mon troisième roman. On y retrouvera l’un des personnages présents dans Les larmes noires des cigognes. Mais l’écriture n’étant pas mon activité principale, il faut maintenant le temps de bien l’écrire.

  • Merci beaucoup d’avoir répondu à mes questions. Avez-vous un petit mot pour la fin ?

Merci de m’avoir invité à le faire ! Le mot de la fin c’est un remerciement à mes lectrices et lecteurs pour leurs marques de soutien. Un remerciement à celles et ceux qui m’entourent et à celles et ceux qui m’accompagnent dans l’écriture de mes romans. On ne peut pas écrire tout seul. Un dernier mot de soutien aux libraires… Il faut aller à leur rencontre, leur demander conseil et choisir votre librairie de cœur pour y commander vos livres.

Interview réalisée en janvier 2025.

Retrouvez Stéphane Schmucker sur sa page Facebook et son profil Instagram.

L’ensemble des romans de Stéphane Schmucker est disponible sur Amazon : https://amzn.to/3PHb9F2.

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