
Broché – 296 pages
Publié le 19 novembre 2014
Albania
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~ 4e de couverture ~
Dans une île au passé cannibale, deux corps sont retrouvés. Leurs meilleurs morceaux ont été découpés et cuisinés avec une application certaine.
À la stupéfaction succède bientôt le grand tamtam médiatique. Tout cynisme bu, voici que certains en viennent à espérer voir déferler des foules de touristes, mues par l’appétit du sang et le théâtre de la sauvagerie. Un coup de fouet inespéré à l’économie locale… Le crime n’est-il pas un spectacle de choix ?
Mais voilà que les meurtres et les sacrifices traditionnels, d’une haute tenue gastronomique, commencent à se multiplier… Les enquêteurs auront bien du mal à s’orienter dans la jungle du crime insulaire, fertile en non-dits et en faux-semblants.
Geeks, rastas, collégiens, universitaires, pêcheurs, professionnels du tourisme, hommes d’affaires surfant sur la vague du revival identitaire : les âmes damnées de la microsociété insulaire, prêtes à tout « avaler » pour exister aux yeux du monde, se bousculent en une sarabande ironique et macabre…
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~ Mon avis ~
En rencontrant l’autrice, Anouk Langaney, au salon de la Tour Noire en Corse, j’ai été séduite par le résumé de Cannibal tour.
Cannibal tour est un roman inclassable tellement il est riche en thématiques. De plus la plume de l’autrice est drôle, légère malgré la noirceur de certaines scènes. Anouk Langaney maîtrise l’humour noir et la justesse des mots pour être précise dans son récit.
Peut-être un peu trop au final car à tout décrire minutieusement, Cannibal tour manque de rythme. Ajoutons à cela que la mise en page avec des chapitres très longs qui amplifie cette sensation de traîner en longueur. Cette impression tend à perdre le lecteur avec une multitude d’informations, pas toujours indispensable pour l’avancée du récit.
Pourtant la base du récit, les idées sont bien là. Avec un travail éditorial plus poussé, en retirant le superflu, Cannibal tour aurait gagné en efficacité et accrocherait davantage le lecteur. D’autant plus que l’autrice nous expose les travers de notre société dans ce roman noir ilien. En effet, de victime en victime, Anouk Langaney nous promène dans les attentes de la jeunesse acculturée et abandonnée à la télévision, dans les déceptions des parents dont une partie ne vit que du RSA, dans le mépris à peine caché des fonctionnaires en poste ou encore dans le désarroi désabusé des vieux.
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