L’aigle noir, Jacques Saussey

Poche – 600 pages
Publié le 12 octobre 2023
Editions Pocket

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~ 4e de couverture ~

La Réunion, 2020. Un sorcier vaudou décide de fonder une obscure Elise loin de son Togo natal. Un homme meurt dans une terrible attaque de requin. Une petite fille de replie de jour en jour sur sa détresse. L’île, malgré ses paysages de lagons turquoise et de montagnes luxuriantes, n’a rien du paradis auquel Paul Kessler s’attendait.
Ancien commandant de police, celui-ci reprend du service à la demande d’un riche industriel de l’île dont le fils vient de se tuer en hélicoptère. Pour faire la lumière sur cette mort qui semble suspecte, Kessler devra plonger au cœur des vérités les plus sombres.

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~ Mon avis ~

Après mon coup de cœur pour le dernier roman de Jacques Saussey, Ce qu’il faut de haine (Fleuve Editions), il fallait que je lise L’aigle noir qui était depuis un an (!!!) dans ma liseuse et pour me motiver je l’avais acheté en format poche lors du salon du polar de Pont-Sainte-Maxence début octobre. D’autant plus que Jacques Saussey l’avait dédicacé et c’était plus que personnalisé (ah les fameuses bêbêtes qui grouillent dans Ce qu’il faut de haine… elles m’ont traumatisée !).

Lire ma chronique sur Ce qu’il faut de haine de Jacques Saussey

Les six-cents pages de L’aigle noir sont tellement riches, avec tellement d’événements et de personnages que ça en serait difficile de le résumer sans le spoiler. Les personnages nous invitent à suivre plusieurs enquêtes en parallèles et pendant un bon bout du roman on se questionne sur le lien entre elles (car il y en a bien un mais l’auteur nous l’a savamment dissimulé !).

Jacques Saussey décrit parfaitement les décors réunionnais, une véritable respiration dans ce polar frénétique. En alternant les points de vue, il ne lasse pas son lecteur, au contraire, il titille son attention, l’embrouille avec des pistes confuses, le captive avec des rebondissements inattendus. L’atmosphère sur l’île devient vite oppressante, malaisante, terrifiante.

Alors dans ce roman noir, pas de bêbêtes qui grouillent pour me faire faire des cauchemars, mais des requins dévoreurs d’hommes, des pédophiles, un sorcier vaudou sectaire, un trafic de drogue (limite, c’est le plus « tranquille » des aspects de l’histoire). De quoi donner des sueurs froides, de l’effroi et même du dégoût. Pourtant l’auteur n’entre pas forcément dans le détail, mais sa plume est telle, qu’elle laisse suffisamment de place à l’imagination.

Je n’ai pas vu défiler les chapitres de L’aigle noir, malgré les horreurs qui s’y déroulent, j’ai totalement été happé par l’intrigue et j’ai pris beaucoup de plaisir (même si certains chapitres sont éprouvants !) à suivre Paul Kessler dans son enquête.

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