[Sorties à venir] La rentrée littéraire 2023

Bonjour les bookineurs !

Comme chaque année à partir de mi-août, ce sont des centaines de sorties livresques à l’occasion la rentrée littéraire d’automne. Cette année, ce ne sont pas moins de 466 livres qui vont paraître dans les prochaines semaines, de quoi nous faire tourner la tête dans les rayonnages des librairies.

Voici la courte liste des livres qui me font le plus envie parmi toutes ces sorties.

Résumé Quand les frontières bougent, les destins vacillent.

Patricia Sammer, journaliste au Tageszeitung, enquête sur les personnes ayant fui l’Allemagne de l’Est dans les années 1960. Inge Oelze qui a franchi le Mur quarante ans plus tôt, accepte de lui raconter ses souvenirs : son enfance dans l’Allemagne dévastée de l’après-guerre, la fracture de son pays en deux blocs, son passage à l’Ouest et son engagement politique.
Mais, rapidement, leurs discussions tournent au jeu de dupes : à l’évidence, Inge dissimule une partie tourmentée de son passé, tandis que Patricia s’abrite derrière son article pour mener une quête beaucoup plus intime. Pourquoi autant de mystères entre ces deux femmes qui ne s’étaient jamais rencontrées ?

Résumé : Quand Phil lui propose de passer leur premier été dans sa maison de vacances, sur la côte du Médoc, Anne saute sur l’occasion. Mais elle, qui imagine soleil, liberté, bonheur, océan, se retrouve dans « un truc de fait divers » enfoncé dans la végétation.
Anne, journaliste et écrivain, parisienne, rêverait d’en profiter pour écrire son deuxième roman. Impossible, malheureusement, dans cette maison figée dans le passé d’une famille qui n’est pas la sienne.
Après deux étés passés dans cette maison, Anne rencontre son voisin. Cet écrivain reconnu et talentueux l’accueille à bras ouverts dans sa très jolie maison.
Quelle attitude avoir face à cet homme qui « la bat à plates coutures » et à qui tout semble réussir ?

Résumé : Je viens de naître. J’ai mille ans.

Amal est née au milieu de nulle part, dans un village d’orpailleurs et de contrebandiers au nord du Soudan, à deux pas de rien, dans la Maison rose, tout à la fois bordel et prison, habitée par des femmes magnifiques. Dont sa mère, splendide candace, majestueuse et protectrice.
L’exil comme seule issue, mère et fille quittent leur village, et se lancent dans un voyage peuplé de rencontres, d’amis, de dangers et de prédateurs. De rires et de pleurs. La Méditerranée puis l’Europe en ligne de mire. Le désert, ses nomades et ses guerriers, en mirage. Et, du haut de ses mille ans, Amal, avec sa naïveté de nouveau-né et sa sagesse de migrante, s’efforce de trouver une morale à l’absurde et au tragique, à chaque soubresaut de sa très jeune vie.

Jean-Marie Quéméner a vécu quatre ans au Soudan où il a rencontré les femmes et les hommes dont il s’est inspiré. Il tresse le portrait d’une errance, et donne un visage aux migrants. Bouleversant d’humanité, J’ai mille ans… retrace leur histoire et fait d’Amal un symbole des reines africaines de légende.

Résumé : Se plonger dans Hugo, c’est cultiver sans cesse notre émerveillement devant les beautés du monde, et notre indignation face à ses injustices. Sébastien Spitzer est pétri de lui, de ses romans et de sa poésie. Il nous fait partager cette passion dans son Dictionnaire amoureux.

« « L’esprit est un jardin. » C’est par cette belle formule qu’Hugo décrit le personnage de l’évêque de Digne, Monseigneur Myriel, dans son roman Les Misérables. « Tantôt il bêchait dans son jardin, tantôt il lisait et écrivait. Il n’avait qu’un mot pour ces deux sortes de travail : il appelait cela jardiner. L’esprit est un jardin. »
J’aime ce simple aphorisme, ce mantra hugolien qui combine si bien l’idée de la lecture avec le beau principe de la fécondité, la terre qu’on arpente et la graine qui fleurit, les lignes de la page et l’esprit qui s’élève, grandit sans se flétrir, pense sans jamais devenir sceptique ou pire : cynique.
Je suis pétri de lui, de ses romans et de sa poésie. Depuis l’adolescence, je me nourris de ses discours. Je les ai presque tous lus. Et maintenant que ma vue baisse, je les sème vers d’autres. Vers ceux que j’aime, d’abord : mes filles, ma famille. Vers mes lecteurs aussi, par des biais détournés, quelques mots, en passant. Vers tous mes étudiants de Sciences Po, et d’ailleurs.
« La lumière est dans le livre, écrit Victor Hugo. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. » Les siens ont balisé ma vie d’homme et d’auteur. »

Résumé : Blaches est un charmant village réputé pour sa tranquillité… Jusqu’au jour où, au lendemain d’une soirée, trois étudiants sont portés disparus.
Que s’est-il passé cette nuit-là ?
Que s’est-il passé sur l’unique route qui mène au lac ?
Amis, voisins, connaissances… pour les enquêteurs, tous sont suspects.
Bienvenue à Blaches.

  • Avril blanc de Christian Vialle (Editions de Borée) – 7 septembre 2023

Résumé : En pleine période de confinement, Dina et Judith Caravella décident de se retrouver dans l’ancienne maison familiale « La Sauvage », isolée du village et de ses habitants, peu bienveillants à leur égard. Elles mettent ce temps à profit pour grimper jusqu’au «?château?», une ruine de pierres, terrain propice à leurs jeux d’enfants et se retrouvent, bien malgré elles, emmurées dans une cave souterraine, en raison d’un orage ayant déclenché une avalanche et une forte coulée de boue jusqu’au bourg. Isolées, coupées du monde, elles se confient et tentent de se souvenir d’un tragique accident, ayant eu lieu en avril 1967. Elles avaient alors été contraintes de se joindre à une colonie sanitaire, en raison de leur état de santé et de l’ambiance délétère du foyer familial.

Résumé : Ce matin-là, comme tous les dimanches, Alice Pernelle s’éclipse de la maison de ses parents pour aller courir avec son chien dans la campagne environnante. Mais en arrivant au bord de la Cure, cette rivière qui traverse le village de Pierre-Perthuis, une scène terrible lui coupe les jambes et lui soulève l’estomac. Un corps écartelé entre quatre arbres et grouillant de vers.

Alors que les enquêteurs en charge de l’affaire font d’étranges découvertes lors de l’autopsie et se confrontent à de nombreux témoignages décrivant la victime comme une femme prétentieuse et impitoyable, Alice, elle, est incapable de renouer avec l’insouciance de sa vie étudiante. Hantée par les images de ce cadavre, elle aussi va avoir besoin de réponses pour avancer.

Résumé : Le nouveau roman de Raphaëlle Giordano.

Henriette n’a pas que son prénom de décalé. Elle a aussi un look original bien à elle et un vrai talent créatif d’architecte d’intérieur, qu’elle ne mesure pas vraiment, trop souvent occupée à douter d’elle-même. Car derrière la façade de jeune professionnelle douée, elle cache une peur inavouable…
Anxieuse de nature, hypersensible et facilement fatigable, Henriette a ce qu’elle appelle un syndrome de trophobie : quand on la force à dépasser ses limites et que, rapidement, cela fait  » trop  » pour elle, elle est submergée d’angoisses mais n’ose pas l’avouer. De stratégie d’évitement en stratégie de camouflage, elle donne le change la plupart du temps, en se sur-adaptant aux autres – mais à quel prix !
Jusqu’au jour où un projet l’oblige à collaborer avec un bureau d’étude dirigé par un architecte paysagiste ambitieux, charismatique… et à première vue imbuvable.
Alors qu’elle intègre cette nouvelle équipe, le petit théâtre des ombres se met en place. Au travail, en famille, ou en couple, beaucoup préfèrent avancer masqués pour ne pas révéler un intime perclus de fragilités. Pourtant, tout le monde a peur… mais pas au même endroit !
Henriette découvrira-t-elle, comme quelques heureux avant elle, que lorsque la lumière jaillit derrière les failles, c’est toujours pour éclairer ce que chacun porte en lui de plus beau ?

3 commentaires

Laisser un commentaire