[Sélection Prix Audiolib 2022] Un jour, ce sera vide, Hugo Lindenberg

Audiolib – 04h13min
Publié le 16 mars 2022
Lu par Clément Hervieu-Léger

– Sélection Prix Audiolib 2022 –

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~ Résumé ~

C’est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l’enfance où tout se vit intensément, où l’on ne sait pas très bien qui l’on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d’une guerre qu’il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, une maison parfaite. Sa famille est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui.
Flanqué d’une grand-mère à l’accent prononcé, et d’une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu’on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l’Histoire.

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~ Mon avis ~

J’ai audiolu Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg dans le cadre du Prix Audiolib 2022.

Dans ce livre audio, le narrateur a dix ans, lorsqu’il rencontre sur une plage en Normandie, Baptiste. C’est une rencontre qui va bouleverser le petit garçon. Il imagine alors la vie parfaite de son ami, alors que de son côté, son père est absent, sa mère morte, une grand-mère au fort accent et une tante schizophrène.

A travers ce roman, Hugo Lindenberg relate la solitude, le sentiment d’incompréhension et la colère de ce garçon envers sa famille qui ne lui parle jamais de sa mère. Malgré tout, on ressent tout l’amour qu’il porte à sa grand-mère, qui l’élève au cœur de la guerre.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans Un jour ce sera vide, c’est la plume poétique et sublime de l’auteur. Néanmoins, pour le reste, je suis passée à côté. J’ai trouvé l’atmosphère de ce roman monotone, pesante. Finalement, on ne sait que peu de chose sur le narrateur, on est resté à la surface. J’aurais aimé avoir plus de détails sur ce père absent, cette mère morte, le contexte de la guerre qui n’est qu’évoqué. Ce livre parle de l’enfance et de l’importance de savoir d’où l’on vient, pourtant au final, très peu de choses nous sont révélées.

Concernant le lecteur, Clément Hervieu-Léger, je n’ai aucune remarque particulière à faire, si ce n’est qu’il a su retranscrire à l’oral l’innocence du narrateur, ses questionnements, son regard d’enfant dans ce contexte sombre. Une lecture qui se laisse suivre facilement, portée par les mots de l’auteur, la voix du lecteur mais qui ne restera pas dans ma mémoire de lectrice.

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