Premières lignes #201

Bonjour les bookineurs !

J’espère que vous allez bien, en cette fin de semaine. Pour ma part, ça y est, les vacances sont là ! J’espère que le temps sera un peu clément, histoire de profiter de quelques sorties et de ne pas rester enfermée toute une semaine. 🙂

Ma #VendrediLecture étant le prochain thriller de Ghislain Gilberti, L’Evangile de la colère, qui paraîtra jeudi prochain chez Hugo Thriller, c’est donc les premières lignes de ce livre que je vous partage.

Bon vendredi et bon week-end !

Prologue

L’Ange déchu

En arrivant à Aulnay-sous-Bois, dans une rue relativement éloignée des principales zones inflammables de cette commune de Seine-Saint-Denis, le brigadier-chef Jean-Marc Lanquetin et l’agent Guillaume Renoux soufflent de soulagement. Ce binôme vient à peine de naître et de se faire transférer ; pour eux, c’est le deuxième service dans la section nord. Ils savent que pas mal de leurs collègues n’ont pas tenu dix jours à une affectation de ce genre.

Aujourd’hui, ils viennent pour trouver et appréhender un suspect. Cet individu aurait été vu plusieurs fois dans un squat local dont on leur a fourni l’adresse.

Envoyés par un OPJ de la Brigade de traitement judiciaire du commissariat, ils n’ont aucune information sur l’enquête. On leur a donné une photo de l’individu, un résumé de son casier judiciaire qui se limite à quelques petites infractions, ainsi qu’un mandat d’amener émis par le juge d’instruction Jean-Philippe Marinier, du Tribunal de grande instance.

« J’aurais bien aimé qu’on nous mette au courant, quand même ! se plaint le plus jeune. Si ça se trouve, c’est une grosse affaire et on n’est même pas informés de tous les risques qu’on va prendre.
— Moi, j’aurais bien aimé que Madonna vienne me taille une pipe, répond le brigadier d’une voix neutre. Mais comme je sais que ça n’arrivera pas, je fais mon taf. Tu devrais faire la même chose, tu gambergerais moins.
— Non mais sérieusement ! Si ça se trouve, c’est un fou dangereux ce type !
— Tu as lu son casier ?
— Oui, je l’ai parcouru. Pourquoi tu me demandes ça ?
— T’as vu des mots comme violence en réunion, détention d’arme, vol avec violence, acte de torture et de barbarie ou grand banditisme ?
— Non, il n’y a que des détentions liées aux produits stupéfiants et des vols à l’étalage, répond le plus jeune. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’a pas fait pire sans avoir été pris.
— Ouais, c’est vrai, accorde le brigadier-chef en luttant pour ne pas éclater de rire. Si ça se trouve, tu vas nous débusquer un tueur en série. »

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