
Broché – 184 pages
Publié le 3 février 2021
Editions de Borée
– Partenariat –
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~ 4e de couverture ~
2050, seules les villes, où tout est aseptisé, sont encore habitables. L’homme a totalement détruit la nature. Il se sert désormais des campagnes pour entreposer ses déchets toxiques et parvient à couvrir ses énormes besoins en électricité par le biais de champs infinis d’éoliennes.
Au cœur de ce néant sans relief ni saveur, une poignée d’irréductibles a réussi à vivre en conservant un mode de vie à l’ancienne, sur les Pentes, en Auvergne. Mais quel est leur secret ?
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~ Mon avis ~
Dans Les pentes, Sioux Berger nous fait rencontrer Sofia, une jeune femme qui a grandit dans l’une des grandes villes du pays. En dehors des villes, nous ne trouvons que des usines électriques, des terrains d’enfouissements des déchets, des parcs éoliens. dans les villes, tout et tout le monde est connecté, sans connectivité point de vie. Si vous êtes déconnectés, vous ne pouvez même plus rentrer chez vous ! Mais Sofia ne trouve pas sa place dans ce monde numérique. A peine majeure, elle se lance dans l’aventure de retrouver sa grand-mère, Suzanne, qui fait partie d’un village situé sur les pentes des montagnes. Là-bas, Suzanne et les siens résistent à ce mode de vie connecté, tel un village d’irréductibles résistants. Les pentes sont les dernières terres non utilisées par le gouvernement. En parallèle, Antoine suit le même chemin que Sofia mais lui est investi d’une mission capitale : sauver l’humanité et les générations futures.
Les pentes de Sioux Berger (Editions de Borée) pourrait s’assimiler à un roman postapocalyptique mais il n’en est pas vraiment un. En effet, aucun cataclysme n’est venu frapper la planète, la France et le monde de 2050 que l’autrice décrit n’est que le fruit d’une évolution progressive de la société, de la consommation, des modes de vie. Aucune rupture n’a conduit à la fin de la ruralité, à l’hyper connectivité, la bulle parisienne. C’est certainement le côté le plus surprenant et inquiétant. Car ce monde pourrait être le nôtre dans trente ans.
Sioux Berger signe un premier roman réussi, captivant et réaliste. Entre roman épistolaire, dystopique, polyphonique, Les pentes propose matière à réflexion puisque le passé est forcément lié à l’avenir. C’est dans le mode de vie à l’ancienne (comme nous, actuellement) que se trouve la clé pour que l’homme puisse survivre. Les différents courriers écrits par différents expéditeurs offrent des multiples visions de la situation actuelle de 2050. Cela permet au lecteur de découvrir le monde futuriste mais aussi d’y réfléchir.
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