Premières lignes #192

Bonjour les bookineurs !

Dernier jour d’école, la zone B est aux portes des vacances (bon courage aux deux autres zones, vous êtes des warriors, nous, nous sommes épuisés !). C’est donc sur cette note joyeuse que commence ce vendredi. Et aussi toujours en bonne compagnie livresque puisque je débute la lecture du sixième et dernier tome de Felicity Atcock : Les anges voient rouge de Sophie Jomain (Editions J’ai lu).

Bon vendredi à tous !

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Je n’avais pas lu la Bible depuis un bon bout de temps, mais je me souvenais très bien des grandes lignes. Entre autres, de celles qui affirment que Dieu est omnipotent, omniscient et omniprésent. Toutefois, à en croire l’individu qui se tenait devant moi, le Tout-Puissant faisait aussi office de menteur, d’affabulateur, de ténia radioactif, d’enfoiré, de sale con, de résidu de fond de bidet, de dard à huître, de…
— Vous m’avez appelé, mon enfant ? a-t-il répété.
Je l’ai regardé droit dans les yeux, feignant un calme absolu. Autant vous dire que ce n’était que du pipeau, mon cœur n’avait jamais aussi bien dansé la polka. Puis la surprise a vite fait place à l’ulcère. Je connaissais cet homme depuis que j’étais toute petite, il nous faisait goûter ses fromages de chèvre, sa femme nous apportait des gâteaux… Il avait assisté à tout ce que j’avais vécu ces derniers mois, il était aux premières loges et avait même fait semblant d’être un dommage collatéral de mes mésaventures. J’étais révoltée. Comme Dieu avait-il osé me faire un coup pareil ? Comment avait-il pu se jouer de moi, de nous tous, à ce point ? Si je n’avais pas eu autant besoin de lui, là, tout de suite, je lui aurais dit d’aller voir là-haut s’il y était.

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