Bonjour les bookineurs !
Comment allez-vous en cette fin de semaine ? Malgré mon impatience, je ne réalise pas que dans une semaine, c’est déjà le réveillon de Noël. En attendant, il y a la dernière journée d’école à vivre et elle va être chargée et merveilleuse (enfin je l’espère !).
Comme chaque vendredi, je vous partage l’incipit de ma lecture en cours. Aujourd’hui, je commence la lecture de Not the end – Tome 1 : L’élite écrit par Sophia Laurent, Julie JKR et Lena Walker (auto édition). Trois autrices de talent pour ce que je pressens être un bon moment de lecture.
Bon vendredi à tous et bon week-end !

Chapitre 1
COLE
— Un whisky.
Je tire le tabouret à moi et me laisse tomber dessus, usé. Le froid hivernal a rongé ma peau, des plaques rouges sont apparues sur mes mains. Je viens de passer douze heures dehors, à chercher mon nouveau coup. Douze heures sous des températures à ne pas permettre à un chien de sortir. Mais je ne suis pas un clébard. Je suis pire que ça.
— Tu es trop jeune pour boire, je te l’ai déjà dit mille fois.
Walter me répète la même phrase à chaque fois que je m’installe à son comptoir. Et à chaque fois, un demi-sourire de ma part suffit à lui faire oublier ses principes élémentaires tels que « on ne sert pas d’alcool aux mineurs« .
Je repousse la mèche qui retombe devant mes yeux et relève le coin de mes lèvres. Walter soupire.
— Si je ferme le bar à cause de toi, tu t’en voudras, au moins ?
— Pas le moins du monde.
— Merci pour la reconnaissance, bougonne-t-il en versant le liquide ambré dans le verre qu’il vient d’essuyer. J’espère que tu n’as pas prévu une nouvelle connerie pour ce soir ?
Il me connaît trop bien, comme il sait d’avance que ma réponse va être un « non » évasif, associé à un regard pétillant de malice. Walter est un peu comme ma conscience, réincarnée en humain. Il essaye fréquemment de me ramener sur le droit chemin. Et, comme à chaque fois, j’opte plutôt pour les flammes de l’enfer.
Je bois une gorgée de mon verre et hausse brièvement les épaules, il pousse un profond soupir.
— Un jour, tu vas te faire arrêter. Et tu iras en prison, si jeune. Tu as vraiment envie de finir tes jours derrière les barreaux, petit ?
— Là-bas, j’aurai au moins l’eau chaude, je rétorque après avoir terminé mon whisky. Bonne soirée, Walt. J’ai une opération qui m’attend…
Il dépose son torchon sur son épaule et se penche vers moi avant que je saute de mon tabouret.
— Fais attention à toi.
— Oui, Papa, je m’amuse en jouant des sourcils.
