[Service Presse] N’oublie pas les fleurs, Genki Kawamura

Numérique – 303 pages
Publié le 23 septembre 2021
Fleuve Editions

– NetGalley –

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~ 4e de couverture ~

Le soir du 31 décembre, Izumi rend visite à sa mère Yuriko pour les fêtes de fin d’année, mais cette dernière est absente. Il la retrouve finalement perchée sur la balançoire d’un parc voisin, où elle semble perdue. Cet événement n’est que le premier signe de la maladie qui la ronge : quelques mois plus tard, il apprend qu’elle est atteinte d’Alzheimer.

À mesure que les souvenirs de Yuriko s’estompent, ceux de l’enfance d’Izumi ressurgissent. En prenant soin de sa mère – au moment où lui-même s’apprête à devenir père – Izumi tente de comprendre ce qui l’a éloigné d’elle au fil du temps, s’interroge sur le sens de leur relation. Pour retrouver l’essentiel de ce qui leur reste à présent.

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~ Mon avis ~

Je n’en lis pas suffisamment, pourtant j’adore la littérature japonaise. Je trouve que les auteurs japonais ont un style qui leur est propre pour dire les choses avec poésie et sagesse. De plus, le résumé de N’oublie pas les fleurs de Genki Kawamura m’a beaucoup touchée et je pressentais que cela allait être une lecture des plus bouleversantes.

Izumi a eu une relation compliquée avec sa mère Yuriko. Néanmoins, il lui rend visite une à deux fois l’an parce qu’elle reste sa mère et il se doit d’être là pour elle. Alors qu’il apprend qu’il va devenir père, c’est aussi le moment où Yuriko commence à faire des choses étranges. Le verdict tombe : c’est la maladie d’Alzheimer. Izumi se rapproche de cette mère dont il s’est éloigné, tout en se questionnant sur son futur statut de père, lui qui n’a jamais connu le sien.

Dans N’oublie pas les fleurs, Genki Kawamura laisse un message important : se souvenir de belles choses. En voulant faire en sorte que Yuriko se souvienne, Izumi s’aperçoit que parfois on modifie les souvenirs à notre guise, pour leur faire dire ce que l’on voulait, pour justifier nos actes.

La maladie d’Alzheimer touche beaucoup de monde et ce roman pourrait donc toucher beaucoup de lecteurs. On ne se rend pas compte tout de suite que nos proches en souffrent car nous avons nous-mêmes nos vies. Mais lorsqu’on s’en aperçoit, on culpabilise de ne pas avoir réagi plus tôt, de ne pas avoir noté les signes pourtant évident…

Genki Kawamura retranscrit parfaitement les différentes émotions que l’on peut alors ressentir. La culpabilité, le besoin de passer plus de temps avec l’être aimé, l’incompréhension, la difficulté de plonger dans « leur monde ».

N’oublie pas les fleurs a été une lecture très touchante, bouleversante. Je recommande.

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