Premières lignes #129

Bonjour les bookineurs !

J’espère que vous allez bien.

Décidément, mon rythme de lecture s’est encore ralenti ! Depuis vendredi dernier, je suis toujours dans la lecture de Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry (Calmann Levy noir). Le soir, je trouve toujours un millier de trucs à faire… sauf lire ! Ou alors, mes élèves déteignent sur moi et ma concentration ressemble à la leur… Je change de sujets toutes les 10 secondes. ^^

Bref, j’espère bien pouvoir me poser un peu ce soir ou ce week-end pour avancer dans ce roman, car il est vraiment intéressant et c’est frustrant de ne pas connaître la suite. 🙂

En attendant, je vous laisse en compagnie de l’incipit de ma #VendrediLecture.

Bon vendredi !

P.S. : Ce week-end, c’est le grand retour des interviews ! 😉

EN CHEMIN (1)

– Où allons-nous ? demanda Camille en se tournant vers la conductrice.
Depuis qu’elles avaient quitté le parking souterrain, celle-ci n’avait prononcé presque aucune parole. Elle s’était contentée de conduire, le visage marqué par une extrême fatigue qui lui pâlissait la peau comme la plus sournoise des maladies.
– Dans le mail que je vous ai envoyé, répondit Elise sans dévier son attention de la route, je vous ai écrit que j’allais vous fournir l’histoire la plus effroyable que vous ayez entendue. Mais comme tout fait réel, il faut que j’appuie mes dires sur des preuves, sinon vous seriez incapable de me croire. Vous me traiteriez de folle et de menteuse.
– Vous n’aviez pas précisé que nous devrions sortir de la ville, remarqua Camille, en scrutant les alentours à travers la vitre de la voiture.
– c’est vrai, j’aurais dû, reconnut Elise, en tournant la tête pour lui adresser un faible sourire. Mais une fois sur place, vous comprendrez. N’ayez crainte, il ne s’agit nullement d’un guet-apens ou de je ne sais quoi. vous n’avez pas à avoir peur.
La peur se lit-elle sur mon visage ? songea Camille en détournant son attention par-delà la vitre et le paysage qui défilait. Au travers de ma voix mal assurée ? non, je n’ai pas peur, je suis simplement curieuse et… mal à l’aise de me retrouver assise à côté d’une inconnue.
Par un réflexe enfantin, elle abaissa le miroir de courtoisie du véhicule pour vérifier la bonne prestance de son visage. Elle n’y remarqua aucun signe de fragilité. Ses yeux en amande d’un marron profond demeuraient fixes, sûrs d’eux. Son teint n’avait pas blêmi et ses lèvres ne tremblaient pas. Son trouble n’était donc qu’intérieur.
La voiture quitta les artères du centre-ville et atteignit rapidement la banlieue. Les rues éclairées par les dizaines de devantures lumineuses n’étaient muées en quartiers sombres et déserts, puis les lampadaires blafards disparurent à leur tour pour laisser aux champs et à la lune pleine le soin de veiller sur elles.

Laisser un commentaire