
Broché – 278 pages
Publié le 30 juin 2021
City Editions
– Partenariat –
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~ 4e de couverture ~
À 90 ans, Pierre a bien mérité de couler des jours heureux. Mais dans sa maison de retraite, il n’y a aucune chance que ça arrive ! Maria, l’horrible femme de ménage, lui en fait voir de toutes les couleurs ainsi qu’aux autres pensionnaires. Entre insultes et humiliations, les petits vieux n’en peuvent plus.
Alors quand Maria est retrouvée assassinée après avoir été poussée dans l’escalier, les soupçons se portent immédiatement sur Pierre. Après tout, c’était lui son principal souffre-douleur et, avec son Alzheimer, qui sait de quoi il est capable ?
L’inspecteur « Moustache », chargé de l’affaire, n’est pas très futé. Alors, les petits vieux décident de prendre l’enquête en mains. Et Dieu que c’est drôle d’aller fouiner dans les vilains petits secrets des uns et des autres… une vraie seconde jeunesse. Attention, ça va décoiffer, le gang des petits vieux en déambulateurs n’a pas dit son dernier mot !
Hilarant et captivant : un délicieux polar !
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~ Mon avis ~
Dans son nouveau roman, Les petits vieux n’ont pas dit leur dernier mot, Jean-Louis Serrano nous plonge au cœur d’un EHPAD et dresse le constat de la fin de vie dans ce type d’établissement.
Nous suivons donc Pierre, un nonagénaire atteint de la maladie d’Alzheimer, qui voudrait profiter tranquillement du temps qu’il lui reste à vivre. Seulement avec sa femme de ménage, Maria, c’est mission impossible. Cette dernière lui en fait voir de toutes les couleurs, ainsi qu’aux autres pensionnaires. Ainsi, personne ne la pleure réellement quand elle décède suite à une chute dans les escaliers. Accident ou meurtre ? C’est ce que la gendarmerie doit élucider, mais les vieux ne font pas confiance à l’inspecteur « Moustache » et décident de prendre les choses en main.
Je ne sais pas si c’est parce que dans ma vie personnelle, l’un de mes proches est allé en EHPAD et que ça a été une mauvaise expérience, qui a fait que j’ai pris très à cœur l’histoire de Pierre. Beaucoup de situations de maltraitance m’ont révoltée et j’avais de l’empathie pour ce vieux monsieur qui endurait tout cela et qui n’était pas écouté parce qu’il « perd la boule » à cause de sa maladie. Les trop nombreux articles dénonçant ces maltraitances de nos aînés montrent clairement qu’il y a un souci dans certains de ces établissements… Heureusement que le nonagénaire a du répondant dans le roman, tout du moins en esprit, sinon le récit aurait été trop lourd émotionnellement !
Jean-Louis Serrano retranscrit parfaitement les pensées, parfois incohérentes, du malade d’Alzheimer. Cela peut être déroutant pour ceux et celles qui n’ont jamais été confrontés à cette maladie. Néanmoins, l’auteur a le mérite de nous plonger dans la tête de ce personnage avec brio. De ce fait, nous partageons le point de vue de Pierre, ses pensées, ses souvenirs (tout du moins ceux qui restent) et l’enquête qui piétine puisque Pierre ne se souvient de rien !
Malgré une thématique lourde, un personnage attachant mais malade, Jean-Louis Serrano apporte de la légèreté avec les caractères hauts en couleurs des résidents de l’EHPAD. Malgré qu’ils savent leur fin toute proche, ces hommes et femmes sont le parfait exemple d’amitié, d’amour et de solidarité. A travers un quotidien difficile et oppressant, on retrouve de brefs moments de joie, les petits plaisirs de la vie, fugaces mais ô combien important qui rendent la situation moins pire.
Les petits vieux n’ont pas dit leur dernier mot est un récit en plein cœur de l’actualité, une tranche de la société contemporaine. Malgré un sujet oppressant, c’est un roman qui se laisse lire facilement grâce à la plume simple mais efficace de l’auteur.
Bonjour Aurore,
Merci de m’avoir consacré un énième article en analysant mes petits vieux avec délicatesse et profondeur. C’est un sujet casse-gueule que j’ai du remanier longtemps avant de trouver le ton supportable pour décrire l’indicible. Il aurait été facile de sombrer dans le pathos quand, comme vous, j’ai été confronté à cette expérience avec l’un de mes proches. Je n’ai rien inventé sauf l’intrigue policière qui n’était qu’un moyen d’opposer deux mondes.
Me
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Bonjour Jean-Louis,
Il est vrai que sans les touches d’humour, les personnes riches 3t variés, le livre aurait été plus lourd, plus difficile à appréhender. Malgré tout merci de parler de cette malheureuse actualité, c’est chose rare en littérature. Et quand on a une bonne histoire et un message à faire passer, c’est d’autant mieux.
Et tant que vous écrirez, je consacrerai un article à chacune de vos sorties avec plaisir. 😉
Bonne journée. 😊
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