[Livre audio] Le serpent majuscule, Pierre Lemaître

Audiolib – 6h36min
Publié le 9 juin 2021
Lu par Nicolas Djermag

– Partenariat –

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~ Résumé ~

« Avec Mathilde, jamais une balle plus haute que l’autre, du travail propre et sans bavures. Ce soir est une exception. Une fantaisie. Elle aurait pu agir de plus loin, faire moins de dégâts, et ne tirer qu’une seule balle, bien sûr. »

Dans ce réjouissant jeu de massacre où l’on tue tous les affreux, Pierre Lemaitre joue en virtuose de sa plume caustique. Avec cette œuvre de jeunesse inédite, il fait cadeau à ses lecteurs d’un roman noir et subversif qui marque ses adieux au genre. Dialogues cinglants, portraits saisissants, scénario impitoyable : du pur Pierre Lemaitre.

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~ Mon avis ~

Il est plutôt original pour un auteur de conclure son aventure dans un genre littéraire en publiant son premier essai encore inconnu du public. C’est ce que fait Pierre Lemaître en publiant Le Serpent Majuscule pour terminer son cycle d’écriture en polar. Grâce aux Editions Audiolib, j’ai pu profiter de la narration de Nicolas Djermag pour découvrir ce premier roman noir.

Dans Le Serpent Majuscule, nous rencontrons Mathilde, une tueuse à gage qui cache bien son jeu. Personne dans son voisinage ne pourrait imaginer que cette mamie rondelette travaille pour une organisation secrète. Le souci ? Mathilde vieillit. Elle n’a plus toute sa tête et ne vise plus aussi bien, le travail n’est plus aussi propre qu’avant… Son boss veut se débarrasser d’elle, avant qu’elle ne commette une grosse boulette. Mais la mamie est coriace et toujours amoureuse de lui depuis des décennies…

Première chose à ne pas faire en lisant Le Serpent Majuscule est de ne pas tout prendre au premier degré. Sinon vous allez être horrifié et vous ennuyer au plus haut point. Il faut dire que Mathilde a la gâchette facile et les corps s’accumulent vite sur son passage…

Etant le premier roman de Pierre Lemaître, nous nous retrouvons au cœur des années 80. Pas de GPS, de téléphone portable, les méthodes policières sont différentes, plus laborieuses. C’est intéressant de (re)découvrir cette époque pas si lointaine mais tellement éloignée technologiquement parlant. Cela explique aussi pourquoi Mathilde, malgré sa sénilité (à l’époque on parlait peu voire pas du tout d’Alzheimer), est difficile à appréhender.

Le Serpent Majuscule n’est clairement pas le meilleur roman de Pierre Lemaître. J’ai suivi avec plaisir les aventures de Mathilde mais sans plus d’intérêt. Néanmoins, j’ai trouvé intéressant de découvrir le premier roman de ce grand auteur. Savoir d’où vient un écrivain a suffi à titiller ma curiosité. De plus, la narration de Nicolas Djermag est agréable à suivre et nous immerge parfaitement dans l’esprit un peu siphonné de la tueuse à gage.

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