Premières lignes #122

Bonjour les amis !

Comment allez-vous ?
Le retour à la réalité est toujours un peu difficile. Après plus de deux semaines hors de chez moi, revenir à un quotidien plus ordinaire n’est pas des plus évident… Mais il faut bien rentrer un jour et surtout j’ai toutes les préparations de la rentrée qui m’attendent !

Ce vendredi, je commence la lecture de Ce que les étoiles doivent à la nuit d’Anne-Gaëlle Huon (Albin Michel). Ayant dévoré et adoré Les Demoiselles, je ne pouvais que céder !

Bon vendredi et bon week-end !

Balthazar

Un soir de l’été 1951, ma vie a changé à cause d’un zèbre. Un zèbre au Pays basque ! Avouez que ce n’est pas courant. Pourtant sans ce zèbre, ma vie aurait pris un autre tournant. J’avais vingt ans. Et une revanche à prendre sur le monde.
Mon père passait sa vie le nez dans Sud-Ouest. Le matin après avoir trait les vaches. Le soir après les avoir ramenées à l’étable. Béret sur la tête, lèvres fines, doigts noircis, il lisait ce journal de bout en bout, des grands titres de la politique jusqu’aux mots croisés. Sud-Ouest, c’était comme la confiture de cerises et l’ossau. Sans lui, le monde de mon père ne tournait pas rond. Et rien d’autre ne l’intéressait. Pas même moi.
A l’époque, mon frère et moi fréquentions assidûment les cercles de jeux. Nous ne pensions qu’à ça. Les études, les filles, et même la Renault 4 du paternel n’étaient rien à côté de notre passion pour les cartes. Le poker incendiait nos nuits. Je pourrais dire que j’avais une technique de jeu infaillible mais en réalité, ma meilleure stratégie à l’époque consistait encore à tricher. Des tours de passe-passe que m’avait enseignées mon oncle, un passionné de magie qui possédait une boutique de farces et attrapes. Il venait passer ses étés au Pays basque où il était attendu comme le Messie, les poches pleines de gadgets. Il me montrait ses meilleurs tours et je m’entraînais avec acharnement. Avec des balles en mousse, des foulards mais surtout des cartes à jouer.

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