Premières lignes #121

Hello les amis !

Comment allez-vous ?

C’est en direct de la Vendée que je vous rédige l’article du vendredi. Dire que je pensais me détendre au Campus d’écriture de Karine Carville (j’ai bien noté que je vais devoir vous faire un article là-dessus 😉 ), c’est raté ! On a pas mal écrit, eu des idées de romans, de nouvelles et d’un prochain campus ! Heureusement que le beau temps nous accompagne, on a pu en profiter quand même !

De ce fait, j’ai peu avancé dans mes lectures. Depuis mardi, je suis dans la lecture de La chaîne d’Adrian McKinty (Le livre de poche) pour le Prix des Lecteurs.

Bon vendredi et bon week-end !

PREMIERE PARTIE :
TOUTES CES FILLES PERDUES

1

Jeudi, 7h55

Assise à l’arrêt de bus, elle regarde ses likes sur Instagram et ne remarque même pas l’homme armé d’un pistolet qui approche – jusqu’à ce qu’il soit presque à côté d’elle.
Elle aurait pu lâcher son sac de cours et s’enfuir à travers les marais. Elle a treize ans, elle est vive et agile, elle connaît tous les marécages, tous les sables mouvants de Plum Island. Il y a un peu de brouillard marin ce matin, l’homme est en surpoids et il a l’air empoté. Il aurait hésité à se lancer à sa poursuite, et il aurait forcément été obligé de renoncer à l’arrivée du bus de l’école à 8 heures.
Tout cela lui traverse l’esprit en une seconde.
Maintenant l’homme se tient juste devant elle. il porte une cagoule noire sur la tête. Il pointe une arme vers sa poitrine. Elle pousse un gémissement, lâche son téléphone qui tombe à ses pieds. C’est clair qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie ou d’un canular. On est en novembre. Halloween, c’était la semaine dernière.
« Tu sais ce que c’est, ça ? demande l’homme.
– C’est un pistolet, dit Kylie.
– Un pistolet braqué sur ton cœur. Si tu cries, si tu résistes ou si tu essaies de t’enfuir, je tire. Me comprends-tu ? »
Elle hoche la tête.
« D’accord. Bien. Reste calme. Mets ce bandeau sur tes yeux. Le comportement de ta mère dans les prochaines vingt-quatre heures décidera si tu dois vivre ou mourir. Et quand… Et si nous te relâchons effectivement, il ne faudra pas que tu puisses nous identifier. »

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