Bonjour les bookineurs !
Comment allez-vous ? Les vacances sont enfin là ! Et le soleil commence à revenir. Heureusement sans trop nous brûler. Quoi que dans une semaine je pars en vacances et en regardant la météo dans mon lieu de villégiature, j’ai cru voir des trente degrés passés… Aïe ! Il va falloir que je pense à prendre de l’écran total sinon je vais ressembler à une écrevisse.
Bref, je n’y suis pas encore et en attendant, je peux profiter de ma petite maison (et du jardin !) en compagnie d’une bonne lecture. Je me replonge dans la trilogie E16 de Ravenna Waress. Comme cela faisait un moment que j’avais lu les deux premiers tomes, je ne me souviens plus des détails (si vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur mon Tik Tok, une vidéo vous prouve que je me mélange les pinceaux !).
Donc aujourd’hui, je relis le tome 1 de E16 : Résistance de Ravenna Waress. Une trilogie qui résonne différemment cinq ans après sa première lecture. Nous dirons qu’en 2016, un virus qui décime le monde était loin de nos préoccupations. En 2021, il est pratiquement devenu une réalité. Bien évidemment le roman de Ravenna Waress est une dystopie donc nous n’en sommes pas là… Mais les intrigues avec les virus ne sont plus qu’imaginaires…
Bon vendredi et bon week-end à tous !

PROLOGUE
Laboratoire clandestin de confinement L4, Brest, 2016.
Le temps est un compagnon lunatique. Quelques il nous gâte, nous offre du répit. Dans ces rares moments de sérénité, nous cherchons un moyen de l’employer, parfois paresseusement, parfois utilement ou bien encore humainement, mais bien souvent, il nous fuit. Il nous oblige à le poursuivre inlassablement, à ruser pour le court-circuiter, à sacrifier pour le mériter. C’était un sentiment que le professeur Terville expérimentait à ses dépens.
Pour cet honnête docteur en virologie, le tic-tac des secondes résonnait désormais dans son esprit, broyait sa volonté, l’étouffait avec son désespoir. Les minutes se succédaient, s’entremêlaient, se déversaient nonchalamment dans le laboratoire. Elles le narguaient, lui répétaient encore et toujours que le temps lui était compté, que tout s’arrêterait à la fin du compte à rebours.
Souvent, dans les pires moments, il avait songé à abandonner et à attendre. Attendre que sonne le terminus. Cependant, le professeur Terville était un homme de parole et il avait accepté les termes du contrat. Il honorerait sa part du marché. Il devait fournir un virus avec son vaccin dans le temps qui lui était imparti et ne comptait pas lâcher prise comme bon nombre de ses prédécesseurs. Dans ses recherches, il était allé plus loin que n’importe qui d’autre. Il détenait un virus viable, résistant et virulent pour l’homme. A partir de cette souche mutante, il avait tenté d’élaborer le vaccin en mesure de contrer et d’anéantir le fléau qu’on avait exigé de lui. Mais alors que toutes les phases se déroulaient sans complication, il s’était heurté à un obstacle et pas des moindres. Le vaccin qu’il pensait avoir concrétisé avec succès ne s’était pas révélé aussi puissant qu’il l’espérait. Dans l’incapacité de détruire le virus, les anticorps ne parvenaient qu’à neutraliser les effets pendant l’injection continuelle.
