Premières lignes #117

Bonjour les amis !

Comment allez-vous en ce dernier vendredi de juin ? Pour ma part, la fatigue commence à se faire ressentir… Les réveils le matin sont difficiles, le soir je m’endors à 21 heures… Vivement les vacances ! Bon la semaine prochaine devrait déjà être un peu plus reposante puisque je ne suis pas en classe mais en formation. Du coup, ça me fait bizarre de me dire qu’aujourd’hui est le dernier jour en compagnie de certains élèves…

Bref, trêve de bla bla, on est ici pour parler lecture. Ma #VendrediLecture de cette semaine est Pourquoi nous ? d’Astrid Veillon, publié au début de ce mois aux Editions Plon. Je n’en suis encore qu’au tout début de ce roman donc je ne peux pas vraiment vous en parler, mais j’aime assez la plume de l’autrice qui m’emmène facilement dans son récit.

Bon vendredi à tous et bon week-end !

I

La vie possède mille visages, tantôt joyeux et légers, tantôt tristes et violents. Elle est un jeu dont nul ne maîtrise les règles. Elle n’appartient à personne.

CHARLY
La rencontre
2006

Vingt-quatre novembre, Paris, début de soirée pluvieuse. Je remarque Lucy pour la première fois sur une porte de frigo du 17e arrondissement. Les paysages, les souvenirs de vacances, les photos de famille, les sourires, les regards se confondent. Pourtant, je ne vois qu’elle. Ses yeux bleus dégagent une fragilité émouvante. Sa bouche charnue, son visage poupon, son nez retroussé, ses longs cheveux me bouleversent. Sa pose sensuelle et l’intensité de son regard la font ressembler à Jeanne, l’une des héroïnes du dessinateur Jean-Pierre Gibrat.
Je rentre de Salvador de Bahia, dix-huit jours en mer, un podium et une semaine de course médiatique. J’entame ma période de réadaptation terrestre. Les « après » de mes expéditions sont souvent une épreuve physique et psychologique. Je délaisse mon grand amour, l’immensité des océans. J’abandonne mon bateau, son vacarme, et relâche mon attention presque obsessionnelle de la moindre avarie. Pendant environ trois semaines, mon horloge interne aura des difficultés à s’apaiser. Mes nuits seront entrecoupées de réveils en sursaut, tel un enfant décalé dans son rythme de sommeil. Les retrouvailles avec mes proches, toujours joyeuses, s’avèrent pourtant compliquées.

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