
Broché – 224 pages
Publié le 14 janvier 2021
De Borée Editions
– Partenariat –
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~ 4e de couverture ~
Après un long chemin les ayant menés de la Syrie en guerre jusqu’à la France, les Mesyaf trouvent refuge à la ferme des Borie. Pour ces octogénaires, bien en peine de dénicher un repreneur pour leur exploitation laitière spécialisée dans la fabrication du fromage aux artisous, l’heure de la relève a enfin sonné. Toutefois, cette succession à des étrangers ne plaît pas à tout le monde au pays, tout comme la relation naissante entre Amric, l’aîné de la famille Mesyaf, et Emilie Béréziat, la fille de la ferme voisine.
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~ Mon avis ~
Chaque année c’est le cadeau d’après Noël : la sortie du nouveau roman de terroir d’Albert Ducloz. Cette année ne fait pas exception et l’auteur nous livre Le Petit Fougaud.
Dans ce petit nouveau, Albert Ducloz aborde l’intégration des étrangers dans le milieu rural avec l’arrivée de la famille Mesyaf, réfugiés de Syrie, près de Puy-en-Velay. Cette famille de savonniers va apprendre le travail difficile de la ferme et reprendre la ferme des Borie, un couple de vieux paysans souhaitant partir en retraite. Entre intimidations puis acceptation, le parcours des Mesyaf n’est pas un long fleuve tranquille.
Ce que j’ai apprécié dans Le Petit Fougaud, c’est que même des personnages pouvant être considérés comme secondaires (comme la famille d’Emilie, la petite-amie d’Amric Mesyaf, ou encore Gaël, l’enfant du pays dont la famille a été frappée par le malheur et qui rejette la faute sur les étrangers) ont également leur importance et sont parfaitement détaillés.
D’ailleurs, de cette manière, Albert Ducloz aborde une multitude de thématiques : le travail difficile des paysans, leur peur de perdre ce qu’ils ont mis des générations à construire faute de successeur dans la famille, la vache folle qui a détruit nombre d’exploitation, la modernisation du travail de la ferme et l’innovation.
Tout cela donne un roman très agréable à lire, où l’on s’attache rapidement aux personnages et on dévore les chapitres sans s’en rendre compte tellement nous nous sentons bien en leur compagnie.
Une fois de plus, lire un livre d’Albert Ducloz est un véritable bonheur. Seul regret : devoir attendre l’année prochaine pour découvrir une nouvelle histoire de sa plume…