
Poche – 347 pages
Publié le 28 octobre 2020
Le livre de poche
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~ 4e de couverture ~
« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.
Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue.
Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »
À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.
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~ Mon avis ~
Il y a bien longtemps que je voulais me plonger dans un roman de Virginie Grimaldi et c’est en lisant la quatrième de couverture de Quand nos souvenirs viendront danser que je me suis décidée à franchir le pas (en même temps l’édition collector de poche était très jolie et ça a joué aussi pour l’achat).
J’ai toujours apprécié les histoires mettant en scène des personnages âgés, surtout quand ils ont un sacré caractère. Alors l’histoire d’un groupe d’octogénaires, qui se surnomme, les Octogéniaux, qui se battent pour sauver leurs maisons, leurs souvenirs, ne pouvait que m’attirer. La narratrice, Marcelline, est l’une des habitantes de l’Impasse des Colibris, et elle nous raconte l’histoire de ce combat contre la mairie qui veut les exproprier pour construire une école et une parking. Entre deux actions du groupe, Marcelline inclut des souvenirs personnels, des souvenirs de sa vie passée dans cette maison avec son mari Anatole et leur fille Corinne.
J’ai beaucoup apprécié cette alternance de chapitre entre le présent et le passé. On apprend que les habitants de l’impasse étaient autrefois amis et soudés et qu’il s’est produit un événement dramatique, que le maire, Didier, est un enfant de ce quartier, que les relations tendues entre Marcelline et sa fille et son petit-fils ont une explication. Bref, nous sommes aux côtés de personnages vrais et authentiques, à la vie ordinaire mais qui nous passionnent.
Marcelline a un sacré caractère, une répartie décapante qui nous fait sourire. Mais on sourit de moins en moins quand on découvre la raison de ce caractère froid et distant qu’elle a pris au fil des ans. Au fil des pages, Viriginie Grimaldi nous fait passer par un panel d’émotions, du rire au larmes, larmes de joie et de tristesse.
Pour une première immersion dans ses romans, je ne suis pas déçue et je me plongerai avec plaisir dans l’un de ses autres romans.