Premières lignes #113

Bonjour les amis !

Plus les semaines passent, plus cela devient difficile, vous ne trouvez pas ? Même si on a une petite perspective de retrouver quelques proches pour les fêtes de fin d’année, elles me semblent encore bien lointaines… D’ailleurs, même si le sapin trône dans mon séjour, je ne sens toujours pas cette magie de Noël… C’est bien triste cette année.

Bref, je ne suis pas là pour parler de ma vie, mais bien de lecture ! D’ailleurs je n’étais pas totalement hors sujet puisque je vais vous partager les Premières lignes de ma #VendrediLecture qui est X-Mess d’Arnould Guidat. On reste dans la période de Noël… Même si ce n’est pas un livre tout rose sur les illuminations des rues !

Bon vendredi à tous !


CHAPITRE 1

Les gens se pressent dans les rues. Mains gantées, cols tirés sur de lourdes écharpes, bonnets enfoncés jusqu’aux oreilles, joues glacées, nez rougissant, sans oublier cette brume naissante au voisinage de chaque bouche : l’hiver ne s’annonce plus, il s’est imposé. Le froid, pourtant, n’est pas accueilli avec aigreur. On se réjouit, au contraire, de cette baisse du thermomètre venue mettre fin aux sales journées pluvieuses de novembre. Celles-ci ne persistent désormais plus qu’au travers de cette désagréable odeur de torchon de vaisselle qui s’accroche à la toison synthétique des capuchons ayant mal séché. Il faudra, certes, attendre encore quelques semaines avec la venue de février et son atmosphère glaciale, mais sèche, pour venir définitivement à bout de cette humidité latente qui, malgré toutes les épaisseurs, finit inexorablement par vous pénétrer jusqu’aux os. L’urgence, cependant, se fait moins sentir. Car décembre a ses atouts. A commencer par ces dizaines de perles blanches illuminant le ciel. Ce n’est pas encore la neige, tant attendue par les écoliers et au moins tout autant redoutée par leurs parents. Ces flocons là ne touchent jamais le sol, mais donnent aux rues qu’ils dominent un délicieux air de fête. Les tons sont sobres comparés à ce qi aurait pu se faire une dizaine d’année auparavant. La mode n’est plus aux guirlandes multicolores, étoiles filantes aux clignotements tapageurs et autres surcharges électriques éclairant les boulevards d’un jaune ocre. La retenue règne désormais en maître et seules quelques sphères tissées de saphirs viennent nuancer cette prédominance de nacre.

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