Bonjour les amis !
Comment s’est passée cette première semaine du nouveau confinement ? Pour ma part, ça fait bizarre de voir mes p’tits sorciers masqués. Maintenant je me rends compte à quel point c’est difficile d’écouter quelqu’un qui parle avec un masque… Mais bon, on va s’adapter (comme toujours) et on va tout faire pour que ça ne reste qu’un souvenir. 😉
Comme tous les vendredis, je vous livre les Premières lignes d’une de mes lectures. Pour cette semaine, j’ai choisi un roman noir qui est sorti hier. Et oui ! Je parle de Némésis de Xavier Massé. Âmes sensibles s’abstenir…
Bon vendredi à tous !
Prologue
Joachim Kroll, né en 1933, a été arrêté en 1976 pour l’enlèvement d’une fillette de 4 ans. Quand les policiers sont arrivés à son domicile, ils y ont trouvé le corps découpé de l’enfant. Des morceaux se trouvaient dans le frigo, une main cuisait dans une casserole et les intestins étaient coincés dans le vide-ordures. Kroll a admis avoir tué la fillette et a fourni tous les détails concernant quatorze autres meurtres s’échelonnant de février 1955 à juillet 1976. Treize des victimes étaient des femmes. Elles ont été violées, puis étranglées, poignardées ou noyées. des tranches de chair ont été découpées sur les fesses et les cuisses de certaines d’entre elles.
Collège de Bergame, 21 janvier 1972, Pennsylvanie.
Comme tous les matins, Jason Peerse, 14 ans, prend le chemin de l’école, mais deux cents mètres avant d’arriver, il change d’itinéraire. Il entre dans l’église et monte tout en haut du clocher. De son sac, il sort la carabine de son père et tire sur des élèves au hasard. Puis, après avoir vidé le chargeur, il saute dans le vide. Bilan : quatre morts et trois blessés, sans compter Jason.C’est le 22 mars 2008 que la jeune Helen Fischer est vue pour la dernière fois, sortant de sa maison. Elle part faire son footing. Dix ans plus tard, Stéphan Colombus, chirurgien-dentiste, comme tous les jours, quitte son domicile pour se rendre à son travail. Ce matin-là, inquiétés par des bruits venant de chez lui, ses voisins appellent la police, qui découvrira Helen Fischer enchaînée au fond d’une cave, isolée, rouée de coups et couverte de lacérations. A côté d’elle gisaient les corps de deux nourrissons, ainsi que des morceaux de cordons ombilicaux momifiés.
J’avais de quoi lire… Il y avait au moins une cinquantaine de coupures de journaux, toutes aussi atroces les unes que les autres. J’en feuilletai encore quelques-unes, ne comprenant pas pourquoi j’avais ces documents entre les mains ni pourquoi je les lisais.
Voilà à quoi j’en étais réduit au terme de cette enquête : parcourir ces effroyables comptes-rendus. Comme si je n’avais pas subi assez d’atrocités ces derniers jours ! Tout ça à cause de Vincent ! Pourquoi lui avais-je dis « oui » ?
