Bonjour les amis !
J’espère que vous allez bien malgré les annonces de mercredi soir qui ont de quoi nous déprimer. L’expression « métro-boulot-dodo » n’aura jamais pris autant de sens qu’à partir d’aujourd’hui. Même si pour beaucoup c’est « voiture-boulot-dodo ». Finies les sorties pour flâner en forêt, à la mer, dans les parcs, dans les centres commerciaux. Bonjour les soirées et les week-ends devant Netflix, à lire des livres, à jouer de la musique ou autre… Bon, on a le droit de sortir pour prendre l’air, mais à proximité de chez soi. La bonne nouvelle c’est que les chiens vont pouvoir ressortir, depuis mai on les avait perdus de vue…
Bref, on va y arriver, les livres sont là, la blogosphère, bookstagram, booktube, tout le monde est là pour que ces quatre semaines passent rapidement !
D’ailleurs je garde les rendez-vous, et j’essaierai de maintenir le blog à jour malgré le NaNoWriMo qui va commencer et le travail qui continue. 😉
Alors aujourd’hui on est vendredi, et le vendredi je vous partage les Premières lignes d’une de mes lectures. Cette semaine j’ai lu Naija de Thierry Berlanda (Editions du Rocher) et c’est donc ce livre que j’ai choisi pour votre rendez-vous !
Belle journée à tous. 😉
TITAN
1
Paris, bientôt.
Salmon referme la porte de son appartement sur Justine sans faire mine de répondre au salut discret qu’elle vient de lui adresser d’un mouvement de tête. Elle le suit à l’intérieur en se disant que pour la dernière étape de son intégration, si elle n’avait pas espéré une garden-party du genre remise de diplôme sous le vivats, elle aurait pu s’attendre à autre chose qu’à cette réception dans une tanière où le bruit d’un aspirateur n’avait pas dû résonner depuis des mois.
Salmon se tient quelques secondes debout au milieu de la pièce, jette une œil aux carnets à spirale alignés sur les tablettes concaves d’une étagère, puis se laisse tomber en soupirant dans son divan éclopé. Aussitôt, Justine s’assoit par terre près de lui. Bien obligée : les deux seules chaises servent de séchoir à toutes sortes de vêtements, comme des barbelés retenant des paquets d’herbes après la crue d’un fleuve. Justine s’adapte aux circonstances sans jamais renoncer au but, s’appuyant sur elles pour augmenter ses chances de l’atteindre. Ne pas débarrasser une chaise encombrée, ni danser ensuite sur un pied en se demandant où poser le paquet alors qu’il n’y a de place nulle part, est un avantage décisif aux yeux de Salmon.
