Bonjour les amis !
On y est, dernier vendredi avant les vacances, youpi !!!! Je crois que pendant une semaine, je ne vais faire que dormir… Le réveil le matin devient très difficile dans les derniers jours ! ^^
Allez, trêve de blabla, je suis là pour vous partager les Premières lignes d’une de mes lectures et pour aujourd’hui je vous ai choisi ma #VendrediLecture. Depuis hier soir, je suis dans la lecture de La race des seniors de Marc Salomon (Editions du Panthéon) et voici l’incipit.
Bon vendredi à tous !
Préambule
Il est 19h59, en ce dimanche d’élection présidentielle 2017. Ces derniers jours, la télévision est restée allumée jour et nuit chez les seniors qui voulaient être au courant des faits et gestes des deux prétendants, de ce qu’ils pouvaient dire, penser, faire.
Pour rien au monde ils n’auraient manqué l’analyse d’un chroniqueur, l’édito d’un journaliste, les commentaires de l’un ou de l’autre candidat, une émission politique animée par leurs lieutenants, la moindre phrase ou réflexion qui pouvait faire croire, insinuer, penser que… Les sondages avaient refusé de se prononcer durant la dernière semaine car il était impossible de s’y retrouver tant l’échiquier politique avait été perturbé : cela n’avait fait qu’accentuer le trouble, augmenter le suspense ! Le dénouement était si proche…
Nos concitoyens votent pour dire non plutôt que oui, pour marquer leur désapprobation plutôt que leur volonté de construire, d’évoluer, pour être opposant, un statut permettant d’être critique sans faire la moindre contre-proposition. Bien loin l’idée saugrenue de voter pour un projet, pour un programme, pour une vision de la société, du monde actuel et de la place que l’on souhaiterait y voir jouer la France.
L’impossibilité d’imaginer perdre quelques avantages acquis, de se voir abolir un privilège, conduit à glisser discrètement dans l’urne ce bulletin destructeur qui ressemble tant à un licenciement.
