L’homme de la plaine du Nord, Sonja Delzongle

Broché – 398 pages
Publié le 11 mai 2020
Editions Denoël

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~ 4e de couverture ~

Effrayant, troublant, ténébreux,
ainsi va le monde selon Hanah Baxter.

De retour à New York, la célèbre profileuse Hanah Baxter espérait reprendre le cours d’une vie normale, ou presque… Mais on n’échappe pas à son destin, encore moins à son passé, et celui d’Hanah est peuplé de démons.
Baxter fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, accusée d’un meurtre commis vingt ans auparavant, celui de son mentor, Anton Vifkin.
Rapatriée en Belgique, Hanah accepte de collaborer avec le commissaire Peeters, chargé de rouvrir l’enquête. La découverte d’un homme dévoré par des pit-bulls en pleine forêt de Seignes les lance sur la piste d’un manoir qui semble étrangement familier à Baxter. Elle est déjà venue ici, du temps de Vifkin.
Tandis qu’Hanah et Peeters se débattent en plein mystère, quelqu’un les guette. Un tueur redoutable, à qui il reste une dernière balle passée à l’or fin, la balle qui aurait dû atteindre Hanah vingt ans plus tôt…

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~ Mon avis ~

J’ai découvert les enquêtes de la profileuse, Hanah Baxter, l’été dernier et j’étais ravie de voir qu’un quatrième et dernier tome de ses aventures allait paraître au déconfinement. Bon, il était disponible depuis mars en numérique, mais certains auteurs, certains livres, je ne veux les lire qu’en papier, j’ai donc patienté jusqu’en mai pour me le procurer et j’ai attendu l’été pour me replonger aux côtés d’Hanah.

Si dans le dernier roman, Récidive, le passé d’Hanah avait refait surface en même temps que son père, cette fois-ci, dans L’homme de la plaine du Nord, c’est un autre fantôme du passé qui est à l’origine de l’intrigue : le meurtre d’Anton Vifkin, le mentor de la profileuse, vingt ans plus tôt. L’assassin de Vifkin n’a jamais été retrouvé et c’est le seul échec de Peeters, le policier qui était en charge de l’enquête. Une lettre anonyme arrive à la PJ de Bruxelles et pointe Hanah comme coupable du meurtre de son mentor. Très vite disculpée, nous suivons en parallèle l’enquête suite à la découverte d’un corps déchiqueté par des chiens, en pleine forêt, à proximité d’un manoir qui n’est pas si inconnu que cela aux yeux de Baxter. En prime, un tueur à gage est aux trousses de la profileuse, prêt à tout pour achever un contrat commencé il y a plus de vingt ans…

Cela paraît faire beaucoup d’intrigues, d’enquêtes et d’histoires mais Sonja Delzongle a parfaitement tissé sa toile telle une araignée, petit à petit les rayons se resserrent et tout converge en un seul point : le dénouement. Si au départ, de nombreuses pistes se posent à nous, nous pouvons vite en déduire certaines choses avant que l’auteure nous en fasse la révélation. Mais cela n’a pas gâché mon plaisir, au contraire ! J’ai beaucoup aimé me glisser dans la peau d’une enquêtrice et de voir si mon intuition était la bonne.

A l’instar des précédents romans, la plume de Sonja Delzongle nous immerge rapidement aux côtés de ses personnages et l’on ne voit pas les pages défiler car son écriture est très agréable à lire. Malgré ses presque quatre-cents pages, L’homme de la plaine du Nord se lit rapidement et sans aucune difficulté.

Attention cependant, âmes sensibles d’abstenir. Sonja Delzongle nous plonge dans le pire que l’être humain peut réaliser en détaillant quelques pratiques extrêmes…

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