Premières lignes #92

Bonjour les amis !

Qu’est-ce que ça fait du bien de revoir ses proches ! J’ai l’impression d’avoir rechargé mes batteries à bloc (alors que je ne me rendais pas compte à quel point j’en avais besoin ^^).

Il fait beau, il fait bon, c’est un long week-end, alors je voyage avec ma #VendrediLecture , Tropical palace d’Alicia Werner (à paraître jeudi prochaine chez Hugo Roman). Comme chaque vendredi, je vous partage l’incipit d’un livre et c’est ma lecture en cours que j’ai choisi.

Bon vendredi à tous, prenez soin de vous. 🙂

CHAPITRE 1

A 11h32 précises, deux énormes Cadillac noires identiques s’arrêtent simultanément devant le Royal Breteuil, éminent palace parisien. Leurs chauffeurs en costume sombre en bondissent pour ouvrir les portières arrière. De la première sort Monsieur Devallon-Bailly, de la semaine, sa femme et deux chihuahuas.
Alors que l’homme d’affaires suisse et son épouse demandent les clés de leur suite à la réception, une jeune femme légèrement en retrait leur jette de discrets coups d’œil, dissimulée derrière une grosse colonne de marbre. Elle est vêtue d’une veste blanche aux revers bleu marine fermée par deux rangées de boutons dorés, d’une jupe crayon, et ses cheveux blonds sont relevés en un impeccable chignon. Sur le revers de son uniforme, on peut voir deux clefs dorées entrecroisées. Cette espionne amatrice à l’allure stricte, c’est moi, Jill Moreira, et je le sais déjà, Madame Devallon-Bailly sera mon calvaire de ma semaine.
Quelques secondes plus tard, je me dirige vers les nouveaux arrivants, un grand sourire aux lèvres leur souhaitant la bienvenue, et m’accroupis pour m’approcher des deux minuscules chiens tenus en laisse.
– Dolce ! Gabbana ! Ils sont toujours aussi adorables…
– Mes deux loulous sont affamés après cet interminable voyage, répond leur maîtresse avec une moue qui fait gonfler davantage – si c’est possible ! – ses lèvres botoxées.
– Installez-vous dans votre chambre, détendez-vous : je fais monter leur plat préféré dans un instant !
J’entre au pas de course dans la cuisine du restaurant étoilé de l’hôtel et crie à l’attention de Pierre, l’un des chefs de partie :
– Deux faux-filets hachés, risotto et purée de salsifis pour les petits amours de Madame Devallon-Bailly. Et en bio, bien évidemment !
Pierre et moi échangeons des haussements de sourcils qui en disent long sur ce que nous inspire ce menu, avant que je ne reparte rapidement vers la réception, à la rencontre de nouveaux clients.

Tropical palace

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