Le mardi sur son 31 #67

Bonjour les amis !

Ça y est, le déconfinement a commencé même si entre les régions en vert et celles en rouge, il n’y a pas une grande différence… Pour certains, nous avons repris le chemin du travail, on cherche à comment retrouver une activité dans ce contexte qui reste particulier, unique et inédit. 

Malgré tout, on garde les bonnes vieilles habitudes et comme chaque mardi, je reprends la page 31 de ma lecture en cours pour vous partager une citation. Aujourd’hui, je suis toujours dans la lecture de La terre des secrets d’Agathe Dartigolles (Editions de Borée).

Bon mardi !
Bon courage et prenez soin de vous. 🙂

Elle se retourna, surprise, et avisa un groupe de vieilles femmes qui se plaça juste devant les jumelles. A ce qui semblait être leur commandement, Huguette, l’ancienne boulangère, s’arrêta en face d’Octavie. Sur la place, le silence semblait régner de nouveau, recouvrant les environs d’une sorte d’épais brouillard sonore. Comme au ralenti, la vieille Huguette cracha par terre, aux pieds même des jumelles. Un long crachat baveux et filandreux qui éclaboussa le parvis dans un bruit visqueux. Richard, qui s’était, une fois de plus, réfugié derrière elles, disposait d’un angle de vue idéal. Devant ce spectacle ahurissant, il ouvrit les yeux plus grands que deux soucoupes et esquissa une moue de profond dégoût. Apercevant sa mine mi-affligée, mi-horrifiée, Capucine ne put s’empêcher de sourire. La tension sur la place était presque palpable. Le monde resta figé, quelques secondes supplémentaires, puis les petites vieilles pivotèrent et rebroussèrent chemin non sans lancer des regards hostiles et appuyés derrière elles.

La terre des secrets

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