Matière noire, Ivan Zinberg

Matière noire

Broché – 464 pages
Publié le 7 novembre 2019
Cosmopolis Editions

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~ 4e de couverture ~

Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n’est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Etienne, flirte avec les limites et prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs fins.

D’un bout à l’autre du pays, les pistes se croisent tandis que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés, lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la terreur panique.

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~ Mon avis ~

J’en ai tellement entendu parler de Matière noire ! Sur Instagram, les photos tournent, toutes accompagnées de merveilleux commentaires. Comment ne pas succomber ? Surtout quand en plus, j’ai eu l’occasion de croiser l’auteur, Ivan Zinberg, en début d’année lors des Mines noires. Il n’en faut pas plus, Matière noire est dès lors entré dans ma PAL.

Dans Matière noire, nous suivons deux protagonistes. D’un côté, nous avons le flic à problèmes qui est sur la sellette, Karim Bekkouche, dit Bek. Il enquête sur la disparition d’Inès Ouari, la fille d’une amie d’enfance. De l’autre, nous avons un journaliste, Jacques Canovas. Ancien flic, sans famille, il enquête de son côté d’abord sur la disparition puis le meurtre d’une joggeuse, puis sur une série de meurtres pour le magazine de faits divers qui l’embauche. L’un comme l’autre ont besoin d’aller jusqu’au bout des choses, de comprendre les événements. Et si les cold-cases pouvaient résoudre la disparition d’Inès ?

Matière noire est un excellent polar. Ivan Zinberg est lui-même capitaine de police et on le ressent parfaitement dans son écriture. D’ailleurs j’ai plus été happée par les chapitres concernant Bek que Jacques. Question de goût certainement. Mais on est véritablement plongé dans les enquêtes non-résolues aux côtés de Karim et de Jacques. Le travail de fouille, d’observation, de logique pour assembler une à une les pièces d’un puzzle qui semble sans fin. Vous voulez vous glisser dans la peau de la police le temps d’un livre ? Matière noire est pour vous. Jusqu’à la toute fin, Ivan Zinberg réserve des surprises et des rebondissements.

L’écriture d’Ivan Zinberg est addictive et agréable à lire. On ne voit pas les pages défiler et c’est sans surprise que l’on avale des dizaines de pages sans s’en rendre compte. Des paysages fabuleux (je n’ai jamais vu les montagnes et pourtant je me les suis parfaitement représentées), aux découvertes macabres, tout est décrit avec une parfaite minutie.

Une fois de plus, les éditions Cosmopolis me font découvrir un auteur de talent. Il a fallu son dernier roman pour le découvrir mais il me tarde de pouvoir mettre la main sur ses précédents romans.

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