Premières lignes #84

Bonjour les amis !

J’espère que vous allez tous bien.

On en est à notre deuxième vendredi en #ConfinementLecture. Pour aujourd’hui, je ne vous présente pas ma #VendrediLecture, ni une lecture de la semaine comme j’ai pu les faire les dernières fois. Je vais vous partager les Premières lignes d’une lecture à venir, qui sera en quelque sorte une relecture. Pourquoi en quelque sorte ? Parce que la première lecture aura été en audio et cette fois-ci, je vais la lire avec mes yeux, pour de vrai. ^^ En plus, c’est une lecture très actuelle, dans l’air du temps du virus. Vous avez trouvé ?

Et oui, je parle de Pandemia de Franck Thilliez ! Depuis un mois, j’ai envie de redécouvrir ce livre. En espérant que je ne finisse pas en crise d’angoisse, recroquevillée dans un coin de ma bibliothèque, en serrant Naya dans mes bras en guise de doudou… 🙂

Bon vendredi à tous et prenez soin de vous !

PROLOGUE

Le premier son qu’entendit Gabriel fut le cliquetis de la chaîne menottée à sa cheville gauche.
La douleur sous son crâne était abominable. Recroquevillé sur le flanc, il fit glisser ses doigts sur la surface métallique qui lui entaillait la joue droite. Il devait s’agir d’une grille de ventilation en acier, l’un de ces trucs qui soulèvent les robes des filles lorsqu’elles marchent dessus. Gabriel aimait bien ces grilles-là, d’ordinaire.
Il devina que de l’eau circulait dessous. Où l’avait-on emmené ? Et pourquoi ? Il cuvait encore son mauvais vin, mais il se souvenait avec exactitude de cette silhouette noire, jaillie de nulle part, sous le pont. Gabriel avait pensé à un oiseau géant, avec son bec, ses griffes démesurées qui brillaient sous la lune, avant qu’il sente une douleur dans sa nuque et ferme les yeux pour se réveiller ici, dans un lieu plus noir qu’une nuit sans étoiles.
Il se redressa dans l’obscurité et une odeur très forte lui monta aux narines. De la menthe. Oui, ça sentait la menthe fraîche. Il se courba non sans difficulté vers sa cheville prisonnière et essaya de se libérer, quand une infime lueur se mit à briller derrière lui. Il devina la flamme d’une bougie, un halo de lumière aussi timide qu’une bulle de savon qui lui donnait l’impression de voir son environnement à travers un filtre sale.

Pandemia

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