Bonjour les amis !
Une nouvelle semaine touche à sa fin (ou presque si vous travaillez le week-end), encore une belle semaine livresque de mon côté.
D’ailleurs l’une des sorties de la semaine est le nouveau thriller d’Olivier Bal, L’affaire Clara Miller, sorti hier chez XO Editions. Et c’est l’une de mes lectures de la semaine (je l’ai terminé hier).
Un bon roman choral, à découvrir si vous voulez mon humble avis… Du coup, je vous laisse les Premières lignes pour vous faire une idée. 🙂
Bon vendredi !
Prologue
Paul
19 novembre 1995
WashingtonUn bruit dans l’allée. Une silhouette apparaît sur ma gauche, au-dessus de la voiture. Un seul mot prononcé : « Green ».
Je tourne la tête. J’entends à peine l’étrange bruit étouffé de la première balle. Un « plop » sec. Je sursaute.
Alors, c’est comme ça que vous voulez m’avoir ? Vous ne vous emmerdez même pas à maquiller ma mort ? Ça prouve la valeur que j’ai à vos yeux. Une nouvelle douleur me traverse la poitrine, puis une dernière, plus bas, dans le ventre. Je dois avoir l’air con, là, avec ma bouche entrouverte à regarder le sang commencer à s’étaler sur ma chemise.
Je tombe de mon siège et m’écroule par terre, sur le bitume trempé.
C’est drôle. Se faire flinguer ici, dans notre bonne vieille capitale, à deux pas de la Cour suprême, du Capitole, de la Maison-Blanche… Pas certain qu’on m’érige une statue pour autant.Une… Deux… Trois… Le compte est bon. Je regarde mon torse et les trous noirs circulaires dont s’échappe un liquide vermillon. Le sang, vorace, s’écoule sur ma chemise à carreaux.
C’est bizarre… Ma main est toujours accrochée à la portière intérieure de ma voiture. Ça doit me donner une posture improbable, à moitié affalé par terre avec le bras tendu en l’air. Même dans la mort, je serai donc ridicule.
Je relâche ma main et m’effondre au sol.
Je meurs…
Mon assassin, après avoir vérifié au bout de la ruelle que personne ne nous avait entendus, revient vers moi. Il s’arrête au-dessus de mon corps agonisant. Il me regarde d’un air détaché, limite un peu dégoûté, puis me crache sur le torse.
– Va rôtir en enfer, enculé.
