Bonjour à tous !
Exceptionnellement, vous aurez le droit à une chronique dans la journée. De ce fait, pour vous mettre en bouche, je vous laisse en premier les Premières lignes de ce livre (que dis-je !) de ce pavé que j’ai dévoré en une bonne journée. Je parle bien évidemment, du dernier né de la plume de Cédric Sire et qui vient tout juste de sortir : Vindicta !
Bonne lecture et bon vendredi !
Afghanistan, 2002
Le village n’existe plus.
Il est remplacé par les flammes, les ruines et la mort.
Des Predators, songe l’Afghan, recroquevillé dans les décombres.
Le jeune homme n’est plus que panique. Sanglots désordonnés. Son coeur s’emballe tandis qu’une vive, profonde douleur parcourt son corps. Les explosions lui ont brûlé le visage, décollant une grande partie de sa peau. Son sang s’écoule en ruisseaux de son cuir chevelu déchiré. Des éclairs traversent ses prunelles, l’éblouissant par intermittence.
Le village n’existe plus.
Il n’a suffi que de trois drones. La mort téléguidée, irrémédiable, surgissant tout à coup des lueurs du crépuscule. Une fille a crié pour donner l’alerte mais il était déjà bien trop tard. Les engins volants descendaient des nuages en formation de combat. Tout le monde s’est mis à courir à la recherche d’un abri. Des femmes, des enfants. Des innocents. Les Predators n’ont laissé de chance à aucun d’eux. Leurs missiles étaient armés. La visée laser sans échappatoire. Ils ont largué leurs fruits de destruction en une longue pluie de lumière. Un ouragan de feu a balayé la poignée de maisons comme s’il s’agissait de paille. Étouffant les cris des humains en dessous.
