Premières lignes #32

Bonjour les amis !

Quelle semaine… On ne peut pas dire que je la termine en grande forme. Depuis hier, je dois cohabiter avec un mignon petit virus… La grippe ! Du coup, j’ai zappé le #JeudiAutoédition , tant pis. On se rattrapera la semaine prochaine. Mais pas question de zapper deux articles en deux jours. Aujourd’hui je combine le rendez-vous Premières lignes avec celui du #VendrediLecture . Ma lecture en cours, qui avancera au grès de ma fatigue, est Le Concile de Merlin – Tome 1 de Lionel Cruzille, publié dorénavant chez L’Alchimiste Editions.

Bon vendredi à tous !
Moi je vais me recoucher…


Ambrosius Aurelianus devint leur chef. C’était un homme vertueux, le seul des Romains à avoir, par hasard, survécu au choc d’une telle tempête : ses parents qui avaient aussi porté la pourpre avaient sans doute étaient tués. De nos jours, ses descendants ont beaucoup dégénéré de la vertu de leurs aïeux. Sous son commandement, les Bretons reprennent des forces et provoquent les vainqueurs au combat. Dieu les approuve, aussi remportent-ils la victoire.
A partir de là, ce sont tantôt nos compatriotes, tantôt les ennemis qui l’emportent […]. Ceci dura jusqu’à l’année du siège du Mont Badon, le dernier massacre peut-être des brigands, mais non le moindre. Ceci se passait, à ma connaissance, il y a quarante-trois ans et un mois. C’était aussi l’année de ma naissance.

Texte de Saint Gildas le Sage, extrait de De excidio
et conquestu britannia, XXV, 3. XXVI,1, vers 540

Mon récit s’ouvre sur le jour du Concile secret. Plus exactement sur cette nuit magique, qui se révéla si cruciale. Mon coeur s’émeut encore à l’évocation de ces souvenirs. Pourtant, bien des années se sont écoulées, et les temps ont changé plus que je n’aurais pu l’imaginer. Mais, ainsi que me l’enseignaient mes maîtres autrefois, je garde l’esprit clair et ma pensée sous le joug d’une volonté inflexible.

Le Concile de Merlin 1

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