Bonjour les amis !
Ça y est dernier jour de vacances… Demain c’est le week-end et lundi la reprise du travail… Dur dur avec ce froid qui ne donne pas envie de sortir mais de s’enrouler dans son plaid et de rester bien au chaud avec un chocolat chaud et un bon livre (plutôt une bonne PAL pour ma part ^^).
Allez pour ce rendez-vous du vendredi, je vous propose de découvrir l’incipit d’une de mes dernières lectures : Chemin(s) de David Barnouin qui paraît aujourd’hui aux Editions Alter Real.
Bon vendredi !
Chapitre 1
Il avait beaucoup plu cette nuit-là.
Avec les premiers rayons de soleil de ce matin de juillet, d’épaisses volutes de vapeur remontaient doucement au-dessus de la pente boisée. Comme une armée de langues soyeuses, elles semblaient se faufiler entre les troncs, encore humides, des charmes et des chênes qui s’éveillaient. La lumière était douce et diffuse, et les ombres des peupliers noirs, qui bordaient le lit de la Drôme, s’étiraient avec paresse dans un grand pré fraîchement fauché.
Quelques nuages s’étaient formés à mi-hauteur sur la paroi rocheuse. Une paroi dont la blancheur éclatante contrastait avec le vert sombre de ses fondations. Il l’avait admirée une bonne partie de la nuit, éclairée par une lune presque pleine qui peu à peu s’était voilée avant l’orage. Un orage de début d’été. Le premier de la saison. Des nuages noirs et épais, soudainement descendus du Vercors, avaient plongé dans la vallée de la Drôme avant de remonter le long de la falaise calcaire. Poussés par un mistral puissant, ils étaient partis à l’assaut des trois sommets qui avaient alors disparu sous ce flot continu et dense.
