Bonjour tout le monde !
Qu’est-ce que j’aime le vendredi. Déjà parce que c’est le dernier jour de travail de la semaine donc annonciateur du week-end à venir, mais aussi parce que je ne travaille que le matin ! Comme pour ce week-end, il est annoncé un temps estival (à la mi-octobre c’est très logique et normal…), je vous propose de découvrir les Premières lignes de L’été du cyclone de Beatriz Williams que j’avais lu l’été dernier et adoré.
Bon courage à ceux qui travaillent et bon week-end aux autres !!! 🙂
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ROUTE 5, À UNE QUINZAINE DE KILOMETRES
AU SUD DE HANOVER, NEW HAMPSHIRE
Octobre 1931Cent quatre-vingts kilomètres de route tortueuse s’étendent entre les frilles de l’université de Smith Clooge et le stade de football de Datmouth, et Budgie conduit comme elle fait tout le reste : à toute vitesse/
Les feuilles scintillent dans des tons dorés, orangés et rouges, elles se détachent du ciel bleu où le soleil brille sans un nuage, créant une impression de chaleur trompeuse. Budgie a décrété que nous devions prendre la décapotable et conduire cheveux au vent, mais je grelotte. Enroulée dans mon gilet de laine, je m’aggripe à mon chapeau.
Elle rit d’un air moqueur.
– Tu devrais ôter ton chapeau, ma belle. Tu me fais penser à ma mère. Elle croit que ce serait la fin du monde si quelqu’un voyait ses cheveux.
Elle doit crier pour que je l’entende, avec tout ce vent.
